Parfum d’automne

Ce week-end avait un parfum d’automne. Les lumières étaient douces et rasantes, les cimes étaient fraîches et les premiers congestionnés inauguraient le rituel du reniflement. L’écureuil filait nerveusement dans les sous-bois aguerris par les premiers signes de la mauvaise saison. Les estivaux étaient encore là car l’automne s’installe avec politesse ne voulant pas offenser l’été. La fauvette babillarde, furtive, est apparu dans les fourrés des marais tandis que sa cousine, la fauvette des jardins, sonnaient encore quelques trilles mais la fauvette noire était la plus bavarde comme toujours. Les hirondelles en familles virevoltaient au-dessus des phragmites. Le busard des roseaux dandinait au-dessus des prés marécageux à l’affût d’une première bectée. Les baies rouges de la viorne obier et de l’aubépine brillaient au soleil et m’ont invité à prévoir une cueillette pour la seconde pour faire confiture et tisanes. Car les fruits sont à l’honneur à l’automne et je m’étonne toujours de voir ces fruits délaissés alors qu’ils sont si nombreux à portée de main. Est-ce si compliquées de faire sécher quelques baies d’aubépine pour en faire une riche et nutritive tisane acidulée bien plus parfumée que les sachets insipides des supermarchés ???

Les baies de la viorne obier

Les baies de la viorne obier

Au passage, je garnis mes poches de quelques noisettes tombés ici et là sur le chemin de la maison. Je chipe une pomme et je croque à pleine temps dans le fruit dérobé si savoureux. Les fleurs moins représentées, je me précipite sur les capitules de la sucisse des prés qui rayonnait dans la cariçaie. Le soir, j’ai guetté le pluvier guignard en vain mais le traquet m’a salué.

Un traquet motteux au dîner

Un traquet motteux au dîner

J’ai contemplé les quelques knauties des champs et examinaient minutieusement leur intimité pour réviser encore et toujours les critères clés. La botanique est une musique qui doit se répéter pour mieux la réciter.  En rentrant, je n’entends plus les martinets hurlant dans les ruelles. Le matin, seul le rouge queue crissent solitairement. La mélancolie des prémices de l’automne m’attrape les tripes réconfortées par ma compote de pêche vanillée.

Hummm...

Hummm…


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La succise des près

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Un critère clé d’identification de la succise : les fils des feuilles qui se détache

 

 

 

Les soies du réceptacle de la knautie des champs

Les soies du réceptacle de la knautie des champs

 

 

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©2019 Sylvain GARRAUD, Naturopathe & Herboriste

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