Spécial Covid-19 : les bourgeons à la lumière du COVID-19

Dans ce grand déballage sur les stratégies alternatives et l’immunité, la médecine des bourgeons ou la phytoembryothérapie[1], est peu évoquée. Elle pourrait être une solution à envisager pour se protéger actuellement ou servir de relais quand le coronavirus décidera d’une trêve.

Maladie mondiale, solution locale ?

Les maladies et les cultures sont mondialisés et nous avons besoin de ressources thérapeutiques qui ne sont pas de nos forêts. Les arbres nous offrent une prodigieuse médecine qui ne peut rivaliser avec les huiles essentielles des tropiques sur le terrain de la lutte anti-infectieuse curative mais nos bourgeons ont leur place pour soutenir et renforcer notre terrain immunitaire sur le long terme.

5 classiques et un illustre méconnu

Les bourgeons c’est comme le cinéma, il y a les grands classiques palmés et les autres qu’il faut aller chercher dans ses salles d’art et essai qui résistent à la tentation de la standardisation.

L’aulne : l’anti-grippe de Pol Henry [2]. C’est un remède complémentaire des fièvres et des infections aigües. Il pourra se prendre autant dans la phase débutante infectieuse qu’en prévention.

Le cassis : Avec son prédécesseur, il est ce que le ravintsara est à l’aromathérapie, un monstre sacré. Il est défini comme un adaptogène par Durrafourd[3] avec une action polyvalente à large spectre qui en fait un redoutable adjuvant dans les préparations. Son action principale se situe au niveau de l’axe corticotrope, ils stimuleraient la production de cortisol des Médullosurrénales de 30 %[4]. Il est idéal dans les suites de maladies et les convalescences. C’est le bourgeon de la récupération. Une étude a démontré in vitro son action anvirale sur des cellules infectées par l’influenza virus A et B [5].

L’argousier : Il nourrissait les chevaux dans la Grèce antique pour leur donner un pelage brillant [6]. Il n’y a pas de secret, avoir un beau poil passe par une bonne nutrition. Il fournit 1.2 gramme de vitamine C pour le fruit, plein d’autres vitamines et du fer.  Son action agit favorablement sur la réponse immunitaire. Il sera adapté aux convalescences et affections récidivantes. Il se prendra à la suite de l’infection comme reconstituant pour renforcer et augmenter la résistance de l’organisme et participer à la régénération des personnes affaiblies par l’épreuve de l’infection. Il peut tout autant s’employer en prévention des maladies infectieuses.

Eglantier : riche en vitamine C et en caroténoïdes, il est connu et apprécié pour les états inflammatoires aigus et subaigus des muqueuses ORL et plus largement dans les états d’immunodéficience. Il intervient dans les prophylaxies grippales.

Bouleau : C’est autant un régénérateur des sols dégradés acides et hydromorphes que pour des personnes qui n’arrive plus à redémarrer [7]. Il agit avec efficacité dans les états dysmétaboliques avec immunodéficience.

Hêtre : Il ne figure pas dans les grandes références des bourgeons et pourtant… c’est un stimulant immunitaire complémentaire remarquable dans les états de dépression des défenses immunitaires faisant suite à une maladie et un épuisement.

Ronce : Le deuxième des « petites salles de cinéma » et il s’agit d’une jeune pousse. C’est un spécifique protecteur des voies respiratoires bloquant les processus de fibroses. Son indication principale est l’insuffisance respiratoire obstructive avec diminution de la VEMS[8] et l’emphysème pulmonaire.

La prescription conseil avant/pendant/après Corona avec les bourgeons [9]

Les conseils ci-dessous sont complémentaire à toutes les recommandations nutritionnelles, micro-nutritionnelles ou phyto-aromathérapie pour soutenir, renforcer et stimuler votre immunité.

Avant : Il faut agir en prévention à l’instar d’une prophylaxie hivernale.

Synergie de Cassis-argousier-églantier : 2 fois 7 gouttes 6 jours sur sept pendant toute la période épidémique

Pendant : Il faut réagir en soutenant les mécanismes de défenses immunitaires, prévenir les surinfections et éviter les états d’hyper-inflammations caractérisé par l’orage cytokinique [10]

Aulne, églantier, bouleau :  15 gouttes matin, midi et soir pendant la crise en association avec les traitements appropriés avec 10 gouttes matin, midi et soir de macérat mère de ronce aux propriétés antifibrotiques et oxygénantes au niveau pulmonaire.

Après : c’est la phase de convalescence et de récupération. Elle est plus ou moins longue en fonction de vos capacités individuelles de régénération et de l’état de dégénérescence post infectieuse. Elle se caractérise par un état d’épuisement physiologique et psychologique.

Synergie Hêtre-bouleau-argousier et cassis :

7 gouttes du complexe synergique midi et soir avant les repas avec le macérat mère de cassis : 15 gouttes le matin au réveil 6 jours sur sept pendant deux mois. En cas d’insuffisance respiratoire des suites de la maladie, ajouter macérat mère de Ronce 7 gouttes matin et soir 6 jours sur 7 pendant 2 mois.

Nous ne pourrons guérir en continuant de meurtrir notre planète.

Pitera dans son superbe ouvrage de 2018 sur la gemmothérapie pose le cadre de cette médecine : « se soigner avec ce qui a germé de la terre est l’acte le plus bénéfique qu’on puisse concevoir en le pratiquant en harmonie avec les plus vieilles et bonnes ressources de la planète[11] » à l’instar de son illustre prédécesseur, Pol Henry, qui lui cite : « On ne peut pas isoler l’homme de la nature, de son milieu, de son environnement, et c’est au sein de celui-ci que la clef de son équilibre et de sa guérison est universellement inscrite ». De ces deux docteurs de références de la médecine des bourgeons sort une vérité universelle : nous ne pouvons être soignés indépendant de la planète [12].

A bientôt,

Sylvain Garraud

Article paru le 23 avril 2020 dans le réseau pure santé, Covid-19


[1] Ou gemmothérapie, terme inventé par Max Tétau.

[2] Henry Pol. Gemmothérapie, thérapeutique par les extraits embryonnaires végétaux. Bruxelles, 1982.

[3] Durrafourd C, Lapraz JC : Traité de phytothérapie clinique, médecine endobiogénique. Masson, 2002.

[4] Girre Loïc. Plantes et les médicaments. Delachaux et Niestlé, 2001

[5] Liu, G., Xiong, S., Xiang, Y. et al. Antiviral activity and possible mechanisms of action of pentagalloylglucose (PGG) against influenza A virus. Arch Virol 156, 1359–1369 (2011). https://doi.org/10.1007/s00705-011-0989-9

[6] Andrianne Pierre. Traité de gemmothérapie, la thérapeutique par les bourgeons. Editions Amyris. 2011.

[7] Ledoux, Guéniot. La phytoembryothérapie, l’embryon de la gemmothérapie. 2012. Amyris

[8] Volume expiratoire maximal par seconde

[9] La prise de complexe en phytoembryothérapie est dépourvue de toxicité aux doses recommandées. Les conseils sont données à titre indicatif et une prescription doit être formulée sous contrôle d’un professionnel de santé après anamnèse médical !

[10] Mehta P., McAuley D.F., Brown M., Sanchez E., Tattersall R.S., Manson J.J. COVID-19: consider cytokine storm syndromes and immunosuppression. Lancet. 2020;395(10229):1033–1034.

[11] Pitera F, Nicoletti M. Précis de gemmothérapie. Amyris. 2018

[12] James Hillman

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©2020 Sylvain GARRAUD, Naturopathe & Herboriste

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