
Monographie de la consoude
Nom scientifique
Symphytum officinale L.
Famille botanique
Boraginaceae.
Autres noms communs
Grande consoude, herbe aux coupures, oreille d’âne, langue de vache, confée, consyre, pecton.
Habitat et répartition
La consoude officinale est une plante vivace herbacée des zones tempérées d’Europe, du Caucase et d’Asie occidentale. Elle est également naturalisée en Amérique du Nord, en Australie et au Japon. Elle affectionne les prairies humides, les fossés, les bords de ruisseaux, les terrains riches, frais et profonds, jusqu’à environ 1500 m d’altitude.
Parties utilisées
Les parties utilisées sont principalement la racine, fraîche ou séchée, et, selon les préparations ou les études, les parties aériennes ou l’herbe de consoude. Ces différentes parties doivent être distinguées, car elles ne correspondent pas toujours aux mêmes préparations, aux mêmes extraits ni aux mêmes données d’usage. Dans le cadre actuel, la consoude relève d’un usage externe uniquement.
Notes botaniques
La consoude officinale est une grande vivace robuste, formant souvent des touffes dans les milieux frais et humides. Sa tige est anguleuse, velue, rude au toucher. Les feuilles sont alternes, lancéolées, épaisses, rugueuses, souvent décurrentes le long de la tige, ce qui donne à la plante un aspect vigoureux et charnu. Les fleurs, tubulaires et pendantes, sont regroupées en cymes scorpioïdes ; leur couleur varie du violet pourpré au rose, parfois jusqu’au blanc crème. Une identification botanique sûre reste nécessaire, notamment en présence d’autres espèces ou hybrides du genre Symphytum, qui ne doivent pas être assimilés automatiquement à Symphytum officinale.
Histoire et traditions
Le nom de consoude renvoie au latin consolidare, « consolider, réparer », ce qui reflète sa place ancienne dans les traditions européennes comme plante des tissus lésés, des coups, des fractures et des plaies. Connue depuis l’Antiquité, elle est mentionnée par Dioscoride et Galien dans des usages vulnéraires et consolidants, réputation que l’on retrouve aussi dans son nom anglais knitbone, littéralement « qui ressoude les os ». Au Moyen Âge et à l’époque moderne, la racine de consoude fut employée en cataplasmes, onguents ou décoctions externes pour les contusions, les entorses, les ulcères cutanés et les plaies difficiles. Des usages internes anciens ont également existé, notamment dans les affections respiratoires ou digestives, comme en témoignent certains sirops pectoraux de la tradition herboriste. La mise en évidence de l’allantoïne a contribué à expliquer une partie de son intérêt traditionnel pour la réparation tissulaire, sans résumer à elle seule l’ensemble de ses effets.
Principes actifs connus
La consoude contient plusieurs familles de constituants dont la répartition varie selon la partie de plante, l’origine botanique, le stade de récolte et le mode de préparation.
- Allantoïne : constituant azoté caractéristique, particulièrement associé à la racine de consoude
- Mucilages et polysaccharides : fraction hydrophile importante, notamment dans la racine ; présence de gommes et d’oses tels qu’arabinose, mannose, rhamnose, xylose et acide glucuronique selon les sources.
- Tanins et polyphénols : composés phénoliques présents dans la plante, incluant notamment des acides phénoliques.
- Acides phénoliques : acide rosmarinique et acide lithospermique mentionnés dans plusieurs travaux sur le genre Symphytum.
- Triterpènes et stérols : constituants lipophiles rapportés dans la plante.
- Saponosides : composés triterpéniques décrits dans certaines analyses, notamment autour de l’hédéragénine et de dérivés de l’acide oléanolique, à vérifier selon la source botanique exacte.
- Alcaloïdes pyrrolizidiniques : famille de constituants à enjeu toxicologique, comprenant selon les sources et les parties de plante des composés comme lycopsamine, intermédine, symphytine, échimidine et dérivés apparentés. Leur présence et leur teneur varient fortement selon l’espèce, la partie utilisée et la préparation.
- Autres constituants : asparagine, acides aminés et divers composés secondaires rapportés dans la racine ou les parties aériennes.
Propriétés pharmacologiques majeures
Sphère ostéoarticulaire, musculaire et traumatique
- Effet antalgique et anti-œdémateux dans les entorses (clinique) : dans les entorses aiguës de cheville, des préparations topiques à base d’extrait de racine de consoude ont montré une réduction significative de la douleur, de l’œdème et de la gêne fonctionnelle par rapport au placebo (Koll et al., 2004). Une étude comparative a également montré une efficacité non inférieure au diclofénac topique, avec des résultats favorables sur certains paramètres cliniques (Predel et al., 2005).
- Effet sur la lombalgie aiguë (clinique) : dans un essai multicentrique, randomisé, contrôlé contre placebo, une pommade à base d’extrait de racine de consoude appliquée pendant cinq jours a entraîné une réduction rapide et marquée de la douleur dans les lombalgies aiguës ou douleurs dorsales aiguës (Giannetti et al., 2010).
- Effet sur l’arthrose douloureuse du genou (clinique) : chez des patients souffrant d’arthrose du genou, une pommade à base d’extrait de racine de consoude appliquée pendant trois semaines a réduit la douleur et amélioré la mobilité, la fonction articulaire et la qualité de vie par rapport au placebo (Grube et al., 2007).
- Effet sur les myalgies et douleurs dorsales non traumatiques (clinique) : une crème concentrée en extrait d’herbe de consoude a amélioré la douleur au mouvement, au repos et à la palpation dans des myalgies et dorsalgies non traumatiques, avec une bonne tolérance locale (Kucera et al., 2005).
- Activité anti-inflammatoire locale (préclinique/mécanistique) : un extrait de racine de Symphytum officinale a montré une action sur la voie NF-κB et sur l’expression de médiateurs pro-inflammatoires dans des modèles cellulaires, ce qui soutient le mécanisme anti-inflammatoire local observé avec certains extraits topiques (Seigner et al., 2019).
- Données anti-inflammatoires du genre Symphytum (revue) : une revue consacrée au genre Symphytum rapporte des données anti-inflammatoires issues de différentes espèces, parties de plante, extraits et modèles ; ces données soutiennent l’intérêt local de certaines préparations, mais ne doivent pas être extrapolées indistinctement à toutes les formes de consoude (Mahmoudzadeh et al., 2022).
Sphère cutanée et tissulaire
- Effet cicatrisant sur abrasions superficielles (clinique, extrait d’herbe de Symphytum × uplandicum) : dans un essai randomisé, contrôlé, en double aveugle, une crème contenant un extrait d’herbe de Symphytum × uplandicum a accéléré la cicatrisation d’abrasions superficielles chez l’enfant par rapport à une formulation moins concentrée, avec une bonne tolérance locale (Barna et al., 2012).
- Effet sur les escarres de stade II–III (clinique ouverte, extrait d’herbe de consoude) : une étude ouverte a rapporté une amélioration de la cicatrisation d’escarres avec une crème à base d’extrait d’herbe de consoude, avec une bonne tolérance locale ; le niveau de preuve reste inférieur à celui des essais randomisés contrôlés (Stepán et al., 2014).
Réparation osseuse expérimentale
- Effet ostéogénique expérimental (préclinique in vitro) : dans un modèle sur cellules souches mésenchymateuses humaines, Symphytum officinale a stimulé la différenciation ostéoblastique et la minéralisation de la matrice, avec augmentation de marqueurs osseux comme Runx2, Col1A1 et OCN (Dey et al., 2020).
Indications médicinales retenues
En usage externe, la consoude est principalement retenue pour les troubles musculo-squelettiques locaux. L’EMA reconnaît l’usage traditionnel des préparations semi-solides cutanées de racine de consoude pour le soulagement symptomatique des entorses et ecchymoses mineures.
- Entorses bénignes et ecchymoses : soulagement local de la douleur, de l’œdème et de la gêne fonctionnelle.
- Contusions, coups et traumatismes fermés : usage local dans les douleurs et gonflements liés aux tissus mous, en l’absence de plaie ouverte, de luxation, de fracture suspectée ou de lésion nécessitant une prise en charge médicale.
- Douleurs musculaires et dorsales locales : myalgies, dorsalgies et lombalgies aiguës non compliquées.
- Arthrose douloureuse du genou : soutien local antalgique dans les douleurs arthrosiques du genou.
- Douleurs périarticulaires bénignes : douleurs locales autour des articulations, notamment en lien avec des sollicitations mécaniques, tensions ou inflammations locales bénignes.
Indications exploratoires ou émergentes
- Plaies superficielles et abrasions : données cliniques intéressantes avec des extraits topiques spécifiques, mais à ne pas extrapoler aux préparations familiales ni aux lésions profondes ou complexes.
- Escarres : piste documentée avec des préparations topiques spécifiques, mais relevant d’un cadre de soin spécialisé plutôt que d’un usage familial courant.
- Réparation osseuse : données expérimentales cohérentes avec l’usage historique de plante consolidante, mais insuffisantes pour retenir une indication clinique de consolidation des fractures chez l’humain.
Formes galéniques et posologies
Préparations reconnues officiellement
Les préparations retenues par l’EMA concernent la racine de consoude, Symphyti radix, sous forme d’extrait liquide incorporé dans des préparations semi-solides pour usage cutané. L’extrait est préparé avec de l’éthanol à 65 % V/V, puis ajusté à un DER 2:1. La forme finale correspond à une préparation semi-solide cutanée contenant 10 % d’extrait liquide. Chez l’adulte et la personne âgée, l’EMA recommande l’application d’une fine couche 2 fois par jour, pendant une durée maximale de 10 jours consécutifs.
Préparations étudiées dans les essais randomisés
Les principaux essais randomisés sur la racine de consoude ont utilisé Kytta-Salbe® f, une pommade contenant 35 % d’extrait fluide de racine de consoude (Symphyti radix), DER 1:2, solvant éthanol 60 % V/V.
- Entorse aiguë de cheville : Kytta-Salbe® f, pommade à 35 % d’extrait fluide de racine, appliquée 4 fois par jour pendant 8 jours, sous forme d’un cordon d’environ 6 cm, soit environ 2 g de pommade par application (Koll et al., 2004).
- Entorse aiguë de cheville, comparaison au diclofénac : Kytta-Salbe® f, pommade à 35 % d’extrait fluide de racine, appliquée environ 4 fois par jour pendant 7 ± 1 jours, comparée à un gel de diclofénac (Predel et al., 2005).
- Arthrose douloureuse du genou : Kytta-Salbe® f, pommade à 35 % d’extrait fluide de racine, appliquée à raison de 6 g/jour, soit environ 2 g 3 fois par jour, pendant 3 semaines (Grube et al., 2007).
- Lombalgie aiguë ou douleur dorsale aiguë : Kytta-Salbe® f, pommade à 35 % d’extrait fluide de racine, appliquée 3 fois par jour, à raison d’environ 4 g par application, pendant 5 ± 1 jours (Giannetti et al., 2010).
Préparations à base d’herbe de consoude ou de taxons proches
Certaines études ne portent pas sur la racine de Symphytum officinale, mais sur des extraits d’herbe de consoude ou de Symphytum × uplandicum. Ces formes doivent être citées séparément.
- Myalgies et douleurs dorsales non traumatiques : Traumaplant®, crème concentrée à base d’extrait d’herbe de consoude, utilisée dans un essai clinique sur les myalgies et dorsalgies non traumatiques (Kucera et al., 2005).
- Abrasions superficielles : Traumaplant®, crème contenant 10 % d’extrait concentré de parties aériennes fraîches de Symphytum × uplandicum, concentré 2,5:1, soit l’équivalent d’environ 25 g de plante fraîche pour 100 g de crème. Cette forme a été comparée à une formulation à 1 % dans les études sur les abrasions superficielles (Barna et al., 2012).
Ces préparations à base d’herbe ou de Symphytum × uplandicum ne doivent pas être assimilées aux préparations de racine de Symphytum officinale ni aux formes retenues par l’EMA.
Préparations artisanales externes
En tradition familiale, la consoude est aussi préparée sous forme de baume, pommade ou macérat huileux, généralement à partir de racine ou de feuille macérée dans une huile végétale, puis éventuellement solidifiée avec de la cire d’abeille. Ces préparations peuvent avoir un intérêt ponctuel en usage externe, mais elles ne sont pas standardisées et ne relèvent pas du même niveau de documentation que les extraits pharmaceutiques utilisés dans les essais randomisés.
Formes à exclure
Les formes internes ne doivent pas être proposées : infusion, décoction buvable, poudre, jus, extrait oral, teinture mère par voie interne, macérat buvable ou complément alimentaire à base de consoude. Les préparations destinées aux plaies profondes, aux lésions ouvertes étendues ou aux usages prolongés ne relèvent pas d’un usage familial courant.
Recommandations de cueillette
La consoude doit être récoltée uniquement après identification botanique sûre, en distinguant bien Symphytum officinale des autres espèces ou hybrides du genre Symphytum. Elle affectionne les milieux frais et humides, mais ces zones peuvent aussi être exposées aux ruissellements agricoles, aux pollutions de fossés ou aux contaminations animales ; il faut donc privilégier des lieux propres, éloignés des routes, cultures traitées, décharges, zones de pâturage intensif et berges polluées.
Les feuilles peuvent être récoltées pendant la période végétative pour des préparations externes traditionnelles. La racine, plus concentrée et plus difficile à standardiser, se récolte plutôt à l’automne ou au début du printemps, lorsque la plante concentre ses réserves souterraines. Pour une transformation familiale, privilégier des récoltes modestes, bien identifiées, issues de zones propres. Les racines seront prélevées avec parcimonie, car leur récolte détruit la plante ; les feuilles permettent une approche plus douce et plus respectueuse de la population locale.
Sécurité et précautions d’usage
- Tolérance : les préparations topiques standardisées de consoude, à teneur contrôlée ou fortement réduite en alcaloïdes pyrrolizidiniques, sont globalement bien tolérées en usage cutané court. Les essais cliniques sur les pommades et crèmes de consoude rapportent une bonne tolérance locale, principalement dans les indications musculo-squelettiques bénignes. Cette tolérance concerne toutefois des préparations définies, appliquées localement, sur durée limitée, et ne doit pas être généralisée à toutes les préparations artisanales ou à toutes les parties de plante.
- Contre-indications : l’usage interne de la consoude est à exclure : infusion, décoction buvable, poudre, jus, extrait oral, teinture mère par voie interne, macérat buvable ou complément alimentaire. L’application est également contre-indiquée sur plaies profondes, plaies ouvertes étendues, lésions infectées, suintantes ou mal évaluées. L’usage est déconseillé pendant la grossesse et l’allaitement, ainsi qu’en cas de maladie hépatique connue, d’antécédent d’atteinte hépatique ou d’exposition importante à d’autres facteurs hépatotoxiques.
- Effets indésirables : les effets indésirables rapportés en usage externe court sont rares et principalement locaux : irritation, rougeur, prurit ou réaction d’hypersensibilité cutanée. En cas de réaction locale importante, d’aggravation des symptômes ou d’apparition de signes infectieux, l’application doit être interrompue et un avis médical demandé.
- Précautions spécifiques : les préparations reconnues par l’EMA à base de racine de consoude sont réservées à l’adulte et ne doivent pas être utilisées plus de 10 jours consécutifs. L’usage n’est pas recommandé chez l’enfant et l’adolescent de moins de 18 ans dans le cadre EMA, faute de données suffisantes ; les études pédiatriques disponibles concernent des préparations spécifiques et ne doivent pas être généralisées. L’application doit rester locale, sur une zone limitée, avec une préparation adaptée à l’usage cutané. Consulter en cas de douleur persistante, œdème important, limitation fonctionnelle marquée, suspicion de fracture, rougeur chaude, fièvre, plaie infectée ou absence d’amélioration. Pour les médicaments cutanés de racine de consoude, l’exposition aux alcaloïdes pyrrolizidiniques doit rester très basse ; l’EMA indique une exposition maximale de 0,35 µg d’alcaloïdes pyrrolizidiniques par jour.
- Interactions : aucune interaction médicamenteuse cliniquement documentée n’est attendue en usage externe court avec des préparations contrôlées. Par prudence, une vigilance particulière est nécessaire chez les personnes atteintes de maladie hépatique, consommant régulièrement de l’alcool ou prenant des médicaments potentiellement hépatotoxiques, surtout si la préparation utilisée n’est pas analytiquement contrôlée.
- Données toxicologiques : la consoude contient des alcaloïdes pyrrolizidiniques 1,2-insaturés, dont la nature et la teneur varient selon l’espèce, la partie de plante, l’origine et la préparation. Ces composés sont associés à une toxicité hépatique, notamment au risque d’atteinte veino-occlusive hépatique, ainsi qu’à des préoccupations de génotoxicité et de cancérogénicité selon les composés, la dose et la durée d’exposition. Cette donnée toxicologique explique l’exclusion de l’usage interne et la limitation stricte de l’usage externe aux préparations adaptées, sur durée courte et zone limitée.
Vision personnelle
La consoude est l’une de ces plantes qui expliquent à elles seules la force de la tradition herboriste : une plante robuste, enracinée dans les terres humides, associée depuis longtemps aux coups, aux tissus lésés et aux os à réparer. Son surnom de « colle à os » végétale garde quelque chose de juste, à condition de ne pas le prendre au pied de la lettre. Pour moi, elle incarne une phytothérapie locale puissante, concrète, utile, mais qui demande un cadre clair : la consoude n’est pas une plante anodine de tisane familiale, c’est une plante d’usage externe, ponctuel, précis, à respecter autant pour sa richesse que pour ses limites.
Reconnaissances officielles
- Pharmacopée française — Liste A : la grande consoude, Symphytum officinale L. (= S. consolida Gueldenst. ex Ledeb.), est inscrite dans la Liste A des plantes médicinales utilisées traditionnellement. La partie utilisée mentionnée est la racine ; la liste signale également les parties toxiques de la plante, avec la mention « tous organes ». Cette inscription relève d’un cadre pharmacopéique et traditionnel ; elle ne constitue pas, à elle seule, une validation d’indication thérapeutique.
- EMA/HMPC : l’EMA dispose d’une monographie européenne sur Symphytum officinale L., radix (Symphyti radix). Elle reconnaît l’usage traditionnel des préparations semi-solides cutanées de racine de consoude pour le soulagement symptomatique des entorses et ecchymoses mineures chez l’adulte.
- ESCOP : l’ESCOP reconnaît l’usage externe de la racine de consoude dans les douleurs et gonflements liés aux muscles et aux articulations, notamment les myalgies dorsales aiguës, entorses, contusions, distorsions, épicondylites, tendovaginites et périarthrites.
- Commission E : la Commission E allemande reconnaît l’usage externe de la consoude dans les traumatismes fermés, principalement sous forme de préparations externes à base de racine.
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