
Monographie de la potentille
- Nom scientifique
Potentilla erecta (L.) Raeusch.
- Famille botanique
Rosaceae
- Autres noms communs
Potentille dressée, tormentille, herbe de Sainte-Catherine, herbe au diable, blodrot, tormentille droite, tormentille tubéreuse.
- Habitat et répartition
Plante vivace des prairies, landes, lisières et sous-bois clairs, surtout sur sols plutôt acides à neutres.
Elle est largement répandue en Europe et présente dans les zones tempérées d’Eurasie.
- Parties utilisées
Rhizome, désigné dans les monographies sous le nom de Tormentillae rhizoma ou Potentillae erectae rhizoma.
La drogue Tormentillae rhizoma est standardisée sur les tanins ; la teneur minimale rapportée est de 7 % de tanins, exprimés en pyrogallol, sur drogue desséchée (EMA/HMPC, 2010).
- Notes botaniques
Basionyme : Tormentilla erecta L.
De nombreux synonymes et combinaisons historiques existent pour ce taxon ; ils ne sont pas listés ici afin d’éviter une liste partielle.
Histoire et traditions
La tormentille est, dans la tradition européenne, une plante astringente employée surtout par son rhizome, avec deux grands usages constants : par voie interne dans les diarrhées et en usage local, en bains de bouche ou gargarismes, pour les affections de la bouche et de la gorge.
Le nom « tormentille » ou « tourmentille » est rapporté comme lié à l’idée de douleur, en particulier les douleurs du ventre et les coliques, ce qui correspond à l’ancienne image d’une « herbe à la colique ».
La plante est décrite comme très réputée au Moyen Âge, utilisée aux mêmes fins qu’aujourd’hui, mais aussi dans des usages historiques plus larges : hémorragies, vomissements de sang, hématuries, fièvres intermittentes, leucorrhées dites atoniques, entérites, entérocolites et différents troubles intestinaux. Ces usages anciens sont conservés ici comme éléments d’histoire médicale, non comme indications retenues.
Les pratiques de préparation rapportées insistent sur des prises répétées : infusion bue toutes les deux à trois heures, dans l’eau seule ou dans l’eau mêlée de vin ; parfois renforcement par une prise de poudre, sous forme d’une pincée deux à trois fois par jour.
Cazin associait la tormentille à la gentiane dans certaines diarrhées chroniques du vieillard. Gilibert rapporte en 1798 un cas ancien de phtisie améliorée ou guérie en un mois avec 4 g de racine pulvérisée chaque matin. Henry Leclerc présente la plante comme un des agents majeurs de la « phytothérapie tannique » dans certains usages historiques liés à la tuberculose et cite une préparation de 70 g de racine pulvérisée dans 1 litre de vin de Porto sur 8 jours. Leclerc mentionne aussi une décoction concentrée à 10 % utilisée en injection, dans un cadre ancien qui n’a plus de transposition pratique actuelle.
En externe, la tradition décrit la tormentille en gargarismes et bains de bouche pour les maux de gorge, les ulcérations et le relâchement des gencives, ainsi qu’en lotions, fomentations et lavements astringents.
D’autres potentilles ont été considérées comme substituables ou proches par leurs propriétés astringentes : la potentille rampante, connue des auteurs anciens sous le nom de pentaphyllon, la potentille ansérine, la potentille verna et la potentille argentée. Ces rapprochements relèvent de la tradition et ne doivent pas être confondus avec les données propres au rhizome de Potentilla erecta.
Principes actifs connus
Tanins
Les tanins constituent les constituants dominants et les principaux marqueurs de la drogue. La teneur totale est rapportée autour de 15 à 25 % selon les sources, avec une exigence pharmacopeiale minimale de 7 % de tanins exprimés en pyrogallol sur drogue desséchée (EMA/HMPC, 2010 ; Melzig & Böttger, 2020).
La fraction comprend des tanins condensés, notamment catéchines, épicatéchines et procyanidines. Une partie de ces composés peut évoluer en phlobaphènes au cours de la conservation, responsables de la coloration dite « rouge de tormentille ».
La fraction hydrolysable comprend des ellagitanins, rapportés autour de 10 à 15 %, incluant notamment l’agrimoniine, la pédonculagine et des lévigatines, dont la lévigatine F (Geiger et al., 1994).
Flavonoïdes
Des flavonoïdes sont rapportés, notamment le kaempférol et certains dérivés.
Acides phénoliques
Les rhizomes contiennent notamment des acides gallique et p-hydroxybenzoïque en quantités élevées. Des acides chlorogénique et protocatéchique sont également rapportés dans les extraits analysés, avec des profils et des teneurs dépendant du solvant d’extraction (Dróżdż et al., 2019).
Triterpènes et acides triterpéniques
Plusieurs triterpènes et acides triterpéniques sont décrits, dont l’acide tormentillique, l’acide ursolique, l’acide quinovique et certains dérivés glycosylés, notamment le tormentoside.
Propriétés pharmacologiques majeures
Sphère digestive
- Propriété avérée, clinique : un essai randomisé en double aveugle versus placebo a évalué un extrait de racine de tormentille chez 40 enfants hospitalisés pour diarrhée à rotavirus, âgés de 3 mois à 7 ans. La posologie utilisée était de 3 gouttes par année de vie, trois fois par jour, jusqu’à l’arrêt de la diarrhée, avec une durée maximale de 5 jours. La durée de la diarrhée a été plus courte dans le groupe traité, 3 jours contre 5 jours dans le groupe placebo. À 48 heures, 40 % des enfants du groupe tormentille n’avaient plus de diarrhée contre 5 % dans le groupe placebo. Les volumes de réhydratation parentérale étaient également plus faibles dans le groupe traité (Subbotina et al., 2003)
- Propriété avérée, clinique limitée : une étude ouverte à doses croissantes a évalué un extrait de tormentille chez 16 patients atteints de colite ulcéreuse active, avec un indice d’activité clinique supérieur ou égal à 5. Les doses testées étaient de 1200, 1800, 2400 puis 3000 mg/jour, avec des paliers de trois semaines et des périodes de washout de quatre semaines. Le signal le plus net a été observé au palier de 2400 mg/jour, avec diminution de l’indice d’activité clinique médian de 8 à 4,5 et baisse de la CRP médiane de 8 à 3 mg/L. L’indice d’activité diminuait pendant le traitement et remontait pendant les phases d’arrêt. La tolérance était globalement bonne jusqu’à 3000 mg/jour, avec une gêne abdominale haute légère rapportée chez 38 % des patients, sans arrêt du traitement (Huber et al., 2007)
- Donnée de synthèse, revue : une revue couvrant la période 2009–2020 sur le genre Potentilla rapporte principalement des données précliniques multi-espèces et souligne le besoin d’études cliniques supplémentaires, notamment sur les extraits de rhizome de Potentilla erecta dans les troubles diarrhéiques, dysentériques et certaines inflammations cutanées (Augustynowicz et al., 2021)
Sphère buccale et muqueuses
- Propriété avérée, usage traditionnel reconnu : le rhizome de Potentilla erecta est reconnu en usage traditionnel pour le traitement symptomatique des inflammations mineures de la muqueuse buccale, en bains de bouche ou gargarismes (EMA/HMPC, 2010)
Sphère buccale et plaque dentaire
- Propriété avérée, in vitro, autre espèce : des extraits de parties aériennes de Potentilla recta et certaines fractions, notamment une fraction acétate d’éthyle, ont inhibé la croissance de streptocoques oraux cariogènes, ainsi que la formation de glucanes insolubles et de biofilm dans un modèle de plaque dentaire artificielle. Cette donnée concerne Potentilla recta, non Potentilla erecta (Tomczyk et al., 2011)
Sphère cutanée
- Propriété avérée, in vitro : un extrait fractionné de Potentilla erecta a été étudié dans un modèle de kératinocytes humains HaCaT exposés aux ultraviolets B. La fraction PE4, enrichie en agrimoniine et contenant plus de 50 % d’agrimoniine, était la plus active. Elle inhibait l’augmentation de la cyclo-oxygénase-2 induite par UVB et diminuait de manière dose-dépendante la production de prostaglandine E2. Une inhibition nette était observée dès 25 µg/mL dans les conditions de l’étude (Hoffmann et al., 2016)
- Propriété avérée, clinique exploratoire : une étude contrôlée contre véhicule a évalué l’effet de la fraction PE4 sur un érythème induit par UVB chez des volontaires sains. L’application topique occlusive de PE4 à 0,5 %, 2,5 % et 10 % dans un mélange glycérol/éthanol a montré une inhibition dose-dépendante de l’érythème. Dans un sous-protocole avec blister par succion, l’application de PE4 à 5 % a diminué significativement la prostaglandine E2 induite par UVB dans le liquide de blister. Il s’agit d’un modèle expérimental d’inflammation cutanée induite par UVB, non d’une indication dermatologique établie (Hoffmann et al., 2016)
- Propriété avérée, in vitro, autre espèce : des extraits et sous-fractions de Potentilla recta, ainsi que l’agrimoniine isolée, ont montré une activité antioxydante dans des systèmes acellulaires et une inhibition d’enzymes impliquées dans des processus inflammatoires, notamment la hyaluronidase et la lipoxygénase. Cette donnée concerne Potentilla recta, non Potentilla erecta (Bazylko et al., 2013)
Sphère digestive et oncologie expérimentale
- Propriété avérée, in vitro, autres espèces de Potentilla : des extraits acétoniques de parties aériennes de plusieurs espèces de Potentilla ont diminué la viabilité et la prolifération de cellules de cancer colorectal humain LS180, avec un effet plus marqué que sur des cellules épithéliales coliques dites normales CCD841 CoN, selon les extraits testés. Ces données ne concernent pas directement Potentilla erecta et ne permettent pas de formuler une indication clinique (Augustynowicz et al., 2022)
Indications médicinales retenues
- Diarrhée aiguë légère, traitement symptomatique chez l’adulte
- Inflammations mineures de la muqueuse buccale, en bains de bouche ou gargarismes, chez l’adulte
Indications exploratoires ou émergentes (non validées cliniquement)
- Diarrhée à rotavirus chez l’enfant
- Colite ulcéreuse active
- Atténuation expérimentale de l’érythème induit par ultraviolet B
Formes galéniques et posologies
Infusion, usage interne, diarrhée légère
- Posologie adulte et personne âgée : 1,4 à 4 g de Tormentillae rhizoma en infusion, en plusieurs prises par jour, sans dépasser 12 g/jour (EMA/HMPC, 2010)
- Conversion pratique pour le rhizome de potentille : 1 cuillère à café rase correspond environ à 4 g
- 1,4 g correspond environ à 1/3 de cuillère à café, 4 g correspond à 1 cuillère à café rase, 12 g/jour correspond à 3 cuillères à café rases par jour
- Consulter si les symptômes persistent plus de 3 jours pendant l’utilisation
Décoction, usage interne, diarrhée légère
- Posologie adulte et personne âgée : 1,4 à 3 g en décoction, en plusieurs prises par jour, sans dépasser 6 g/jour (EMA/HMPC, 2010)
- Conversion pratique pour le rhizome de potentille : 1 cuillère à café rase correspond environ à 4 g : 1,4 g correspond environ à 1/3 de cuillère à café, 3 g correspond environ à 3/4 de cuillère à café, 6 g/jour correspond environ à 1 cuillère à café rase + 1/2 cuillère à café
- Consulter si les symptômes persistent plus de 3 jours pendant l’utilisation
Infusion, usage oromucosal, inflammations mineures de la muqueuse buccale
- Posologie adulte et personne âgée : 1,3 à 2 g pour 100 mL en infusion ; utiliser en rinçage de bouche plusieurs fois par jour (EMA/HMPC, 2010)
- Conversion pratique pour le rhizome de potentille : 1 cuillère à café rase correspond environ à 4 g : 1,3 g/100 mL correspond environ à 1/3 de cuillère à café pour 100 mL, 2 g/100 mL correspond à 1/2 cuillère à café pour 100 mL, pour 150 mL, cela correspond environ à 1,95 à 3 g, soit environ 1/2 à 3/4 de cuillère à café
- Consulter si les symptômes persistent plus d’une semaine pendant l’utilisation
Décoction, usage oromucosal, inflammations mineures de la muqueuse buccale
- Posologie adulte et personne âgée : 0,8 à 3 g pour 100 mL en décoction ; utiliser en rinçage de bouche plusieurs fois par jour (EMA/HMPC, 2010)
- Conversion pratique pour le rhizome de potentille : 1 cuillère à café rase correspond environ à 4 g : 0,8 g/100 mL correspond environ à 1/5 de cuillère à café pour 100 mL, 3 g/100 mL correspond environ à 3/4 de cuillère à café pour 100 mL, pour 150 mL, cela correspond environ à 1,2 à 4,5 g, soit environ 1/3 de cuillère à café à un peu plus d’une cuillère à café
- Consulter si les symptômes persistent plus d’une semaine pendant l’utilisation
Teinture et extraits, usage interne, diarrhée légère
- Teinture 1:5, éthanol 70 % : 1 à 2 mL dans l’eau, trois fois par jour (EMA/HMPC, 2010)
- Teinture 1:5, éthanol 45 % : 2 à 4 mL, trois fois par jour (EMA/HMPC, 2010)
- Extrait liquide DER 1:1, éthanol 25 % : 2 à 4 mL, trois fois par jour (EMA/HMPC, 2010)
- Extrait sec DER 3,5–4,5:1, éthanol 60 % : 400 mg, trois fois par jour (EMA/HMPC, 2010)
- Consulter si les symptômes persistent plus de 3 jours pendant l’utilisation
Teinture, usage oromucosal, muqueuse buccale
- Teinture 1:5, éthanol 70 % : 1 à 5 mL dans 150 mL d’eau ; utiliser en rinçages plusieurs fois par jour (EMA/HMPC, 2010)
- Consulter si les symptômes persistent plus d’une semaine pendant l’utilisation
Extrait liquide en gouttes, diarrhée à rotavirus, cadre d’étude clinique
- Dans l’essai pédiatrique de Subbotina et al., la posologie était de 3 gouttes par année de vie, trois fois par jour, jusqu’à arrêt de la diarrhée, avec une durée maximale de 5 jours (Subbotina et al., 2003)
- Cette donnée correspond à un produit et à un essai précis ; elle ne constitue pas une recommandation générale d’automédication pédiatrique
Extrait oral, colite ulcéreuse active, cadre d’étude clinique
- Dans l’étude ouverte de Huber et al., les doses utilisées étaient de 1200, 1800, 2400 puis 3000 mg/jour, par paliers de trois semaines, avec périodes d’arrêt de quatre semaines après chaque phase (Huber et al., 2007)
- Cette posologie relève d’un cadre expérimental et ne constitue pas une posologie domestique
Fraction enrichie en agrimoniine PE4, usage cutané expérimental
- Dans l’étude de Hoffmann et al., la fraction PE4 a été testée en application topique après exposition UVB, notamment à 5 % dans le sous-protocole avec mesure de la prostaglandine E2 à 18 heures (Hoffmann et al., 2016)
- Cette donnée relève d’un modèle expérimental d’érythème UVB et n’est pas transposable à une préparation familiale
Recommandations de cueillette
Le rhizome est la partie médicinale utilisée. Sa récolte suppose une identification botanique sûre et une bonne connaissance des populations locales.
Comme pour toutes les plantes dont on prélève l’organe souterrain, la cueillette doit rester très limitée, car l’arrachage du rhizome détruit la plante. Il convient de ne prélever que dans des populations abondantes, de laisser la majorité des individus en place et d’éviter toute récolte dans les zones fragiles, protégées ou polluées.
Dans un cadre familial, l’achat d’un rhizome de qualité herboristerie ou pharmaceutique fiable peut être préférable à une récolte personnelle, surtout lorsque l’identification ou l’impact écologique ne sont pas maîtrisés.
Sécurité et précautions d’usage
Contre-indications
- Hypersensibilité connue à la substance active
Population
- Usage non recommandé chez les enfants et adolescents de moins de 18 ans dans le cadre EMA/HMPC, faute de données suffisantes
Grossesse et allaitement
- Sécurité non établie
- Utilisation non recommandée faute de données suffisantes
Formes hydroalcooliques
- Les teintures contiennent de l’éthanol
- Cette donnée doit être prise en compte chez les personnes ayant une dépendance à l’alcool, une insuffisance hépatique, une épilepsie, ainsi que chez les femmes enceintes ou allaitantes et les groupes à risque
Précautions d’emploi
- En cas de diarrhée récurrente ou de présence de sang dans les selles, une réévaluation est nécessaire
- Si les symptômes s’aggravent pendant l’utilisation, consulter un professionnel qualifié
- Pour la diarrhée légère, consulter si les symptômes persistent plus de 3 jours
- Pour les inflammations mineures de la muqueuse buccale, consulter si les symptômes persistent plus d’une semaine
Interactions médicamenteuses
- En usage interne dans la diarrhée, l’absorption de médicaments co-administrés peut être retardée
- Espacer la prise d’au moins une heure avant ou après la prise d’autres médicaments
Effets indésirables rapportés
- Troubles gastro-intestinaux légers, notamment nausées et vomissements
- Fréquence non connue
Surdosage
- Aucun cas rapporté dans la monographie EMA/HMPC
Vision personnelle
La potentille est une plante qui joue pleinement son rôle lorsqu’elle est employée exactement à la dose souhaitée, et pour un objectif qui correspond réellement à ses capacités d’action.
C’est une plante de l’ordre familial, typiquement tannique, comme aurait pu le dire Leclerc. Son usage doit rester sobre, précis, symptomatique. Elle agit par son effet d’astringence, ce qui explique sa place dans les diarrhées légères, mais aussi dans les irritations mineures de la bouche et de la gorge.
On rejoint ici très clairement la lecture de l’EMA : la potentille n’est pas une plante à élargir artificiellement. Elle est reconnue pour un traitement symptomatique court des diarrhées légères et pour les inflammations mineures de la muqueuse buccale. C’est dans ce cadre qu’elle rend ses meilleurs services.
C’est aussi ce qui fait son intérêt : une plante courante, simple, fiable, qui peut être utile en cas de besoin, sans qu’il soit nécessaire d’en faire davantage. Elle rejoint, par cette logique tannique et astringente, d’autres plantes comme le framboisier ou la salicaire, chacune avec ses indications propres, mais dans cette même famille d’usage sobre et ciblé.
Reconnaissances officielles
EMA/HMPC
Monographie communautaire d’usage traditionnel pour le rhizome de Potentilla erecta, avec deux indications : traitement symptomatique de la diarrhée légère et traitement symptomatique des inflammations mineures de la muqueuse buccale (EMA/HMPC, 2010).
ESCOP
Monographie Tormentillae rhizoma. La drogue est définie comme le rhizome entier ou coupé, séché, débarrassé des racines, de Potentilla erecta (L.) Raeusch., synonyme Potentilla tormentilla Stokes. Les indications listées comprennent la diarrhée aiguë non spécifique, l’usage adjuvant dans les entérites et colites, ainsi que les irritations légères de la bouche et de la gorge (ESCOP, 2013).
Commission E
Monographie Tormentillae rhizoma / Tormentillwurzelstock publiée au Bundesanzeiger Nr. 85 du 05.05.1988, avec correction au Bundesanzeiger Nr. 50 du 13.03.1990. Les indications reconnues portent sur les diarrhées aiguës aspécifiques et les inflammations légères des muqueuses buccopharyngées.
Bibliographie scientifique
- Augustynowicz D, Latté KP, Tomczyk M. Recent phytochemical and pharmacological advances in the genus Potentilla L. sensu lato – An update covering the period from 2009 to 2020. J Ethnopharmacol. 2021 Feb 10;266:113412. doi: 10.1016/j.jep.2020.113412.
- Augustynowicz D, Lemieszek MK, Strawa JW, Wiater A, Tomczyk M. Anticancer potential of acetone extracts from selected Potentilla species against human colorectal cancer cells. Front Pharmacol. 2022 Sep 29;13:1027315. doi: 10.3389/fphar.2022.1027315.
- Bazylko A, Piwowarski JP, Filipek A, Bonarewicz J, Tomczyk M. In vitro antioxidant and anti-inflammatory activities of extracts from Potentilla recta and its main ellagitannin, agrimoniin. J Ethnopharmacol. 2013 Aug 26;149(1):222-227. doi: 10.1016/j.jep.2013.06.026.
- Dróżdż P, Sentkowska A, Pyrzynska K. Potentilla erecta (L.) rhizomes as a source of phenolic acids. Nat Prod Res. 2019 Jul;33(14):2128-2131. doi: 10.1080/14786419.2018.1488704.
- European Medicines Agency, Committee on Herbal Medicinal Products. Community herbal monograph on Potentilla erecta (L.) Raeusch., rhizoma. EMA/HMPC/5513/2010. London: EMA; 2010.
- European Scientific Cooperative on Phytotherapy. Tormentillae rhizoma (Tormentil). ESCOP Monographs: The Scientific Foundation for Herbal Medicinal Products. Exeter: ESCOP; 2013.
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- Subbotina MD, Timchenko VN, Vorobyov MM, Konunova YS, Aleksandrovih YS, Shushunov S. Effect of oral administration of tormentil root extract (Potentilla tormentilla) on rotavirus diarrhea in children: a randomized, double blind, controlled trial. Pediatr Infect Dis J. 2003 Aug;22(8):706-711. doi: 10.1097/01.inf.0000078355.29647.d0.
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