Déchiffrer les analyses biologiques de base
Date début: 05.06.2026
Date fin: 05.06.2026
Amarilys
Boulevard de Pérolles, 33
Fribourg
Suisse
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Sylvain Garraud
+41.26.400.01.01
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Savoir lire une analyse biologique “de base” n’a rien de basique.
Dans la pratique, beaucoup de bilans transmis par les clients contiennent déjà une quantité importante d’informations : NFS, CRP, ferritine, bilan martial, glycémie, HbA1c, bilan lipidique, enzymes hépatiques, fonction rénale, TSH, parfois insuline ou homocystéine.
Ces marqueurs sont courants. Ils sont disponibles. Ils sont souvent prescrits dans un cadre médical classique. Pourtant, leur lecture demande de la méthode.
Car une analyse biologique n’est jamais une simple succession de chiffres. C’est un langage. Et comme tout langage, elle peut être mal comprise si l’on sort une valeur de son contexte.
Une ferritine à 25 µg/L, par exemple, ne se résume pas à “dans la norme” ou “hors norme”. Elle doit être relue avec l’hémoglobine, le VGM, la CRP, les symptômes, les règles, les antécédents et l’évolution dans le temps.
Une glycémie à jeun normale peut rassurer trop vite si l’insuline est déjà élevée. Dans ce cas, le corps maintient encore une glycémie correcte, mais au prix d’un effort insulinique plus important.
Une HbA1c légèrement augmentée ne doit pas être interprétée automatiquement comme un trouble glycémique. Elle peut être influencée par certains contextes hématologiques, notamment une carence martiale ou une modification de la durée de vie des globules rouges.
Une CRP normale ne signifie pas toujours absence d’inflammation. Elle indique surtout qu’il n’y a pas, au moment du prélèvement, de réaction inflammatoire systémique nette visible sur ce marqueur. Le raisonnement clinique ne s’arrête donc jamais à une seule valeur.
Une TSH modérément élevée ne se comprend pas seule. Elle doit être relue avec la T4 libre, les symptômes, les traitements, la prise éventuelle de biotine, le contexte thyroïdien, la grossesse ou le projet de grossesse, et parfois les anticorps.
C’est cette manière de lire que je souhaite transmettre dans ce cours consacré aux analyses biologiques médicales de base.
L’objectif n’est pas de proposer un catalogue exhaustif de biologie médicale. Ce n’est pas non plus un cours de diagnostic médical spécialisé. L’objectif est plus simple, mais fondamental : apprendre à lire un bilan courant avec rigueur, prudence et cohérence.
Le cours s’articule autour de deux niveaux de lecture.
D’abord, une lecture médicale de base. Elle est indispensable pour comprendre les marqueurs usuels, repérer les anomalies significatives, identifier les situations qui nécessitent une réorientation médicale, et ne pas substituer une interprétation fonctionnelle à une lecture de sécurité.
Ensuite, une lecture plus fonctionnelle, mais toujours prudente. À partir de ces mêmes marqueurs de base, il devient possible d’observer des tendances, de relier les données entre elles, de formuler des hypothèses cliniques raisonnées et d’affiner la compréhension du terrain biologique.
Mais cette seconde lecture ne doit jamais dépasser ce que les analyses permettent réellement d’interpréter.
Lire un bilan biologique ne consiste pas à transformer chaque valeur normale en problème caché. Ce n’est pas chercher à tout prix une anomalie. Ce n’est pas non plus plaquer une théorie fonctionnelle sur des chiffres.
Lire un bilan, c’est apprendre à poser les bonnes questions.
- La valeur est-elle réellement anormale ?
- Quelle est l’unité utilisée ?
- Quelle est la norme du laboratoire ?
- Le prélèvement a-t-il été fait à jeun ?
- Y a-t-il eu sport, alcool, stress, infection ou traitement récent ?
- Les autres marqueurs vont-ils dans le même sens ?
- Le résultat est-il cohérent avec les symptômes ?
- Faut-il surveiller, répéter, compléter ou réorienter ?
Cette méthode permet d’éviter deux écueils fréquents : banaliser une anomalie importante ou, à l’inverse, surinterpréter une variation sans portée clinique claire.
Ce cours du 5 juin 2026, à l’école Amarylis, se situe comme un préambule à mon cours de biologie fonctionnelle au CENAFO.
Avant d’aller vers des marqueurs plus spécialisés, il me semble essentiel de consolider cette base. Car la biologie fonctionnelle ne devrait pas commencer par l’accumulation d’analyses complexes. Elle devrait commencer par une lecture précise, structurée et intelligente des marqueurs les plus courants.
Intervenant/organisateur
Sylvain Garraud : « Naturaliste, environnementaliste puis naturopathe fonctionnelle, je défends une approche écosystémique de la santé à l’instar des projets environnementaux dans lesquels j’ai travaillé. Je tiens à une liberté de pratique d’une naturopathie fonctionnelle délibérément progressiste sans pour autant rejeter la tradition dont elle s’inspire mais qui ne lui ressemble pas. Je m’ouvre à une science qui ne se prétend pas vérité pour trouver des réponses à une pensée complexe. J’exerce cette naturopathie en cabinet à Neuchâtel et j’enseigne les trois piliers de cette pratique fonctionnelle à savoir la phyto-aromathérapie, la micronutrition et les marqueurs biologiques appliquées à une pratique intégrative.
Amarilys : est un centre de convergence pluridisciplinaire se voulant un lieu de synergie de compétences professionnelles et personnelles. Il réunit des personnes ayant en commun une même philosophie : mettre l’humain et le vivant au centre de leur préoccupation. Amarilys est un lieu de partage et de coopération. Le centre souhaite offrir une nouvelle vision du « prendre soin » rejoignant la conception traditionnelle qui veut que l’homme ne peut se définir en dehors de son environnement social et naturel
