
Monographie de la salicaire
- Nom scientifique
Lythrum salicaria L.
- Famille botanique
Lythraceae
- Autres noms communs
Salicaire commune, salicaire pourpre, lythre salicaire, lysimaque rouge, herbe aux coliques
- Habitat et répartition
Plante des milieux humides : berges, fossés, marais, prairies humides, roselières claires et zones alluviales. Espèce largement présente en Europe, elle est signalée comme invasive en Amérique du Nord et dans certaines régions d’Afrique du Sud.
- Parties utilisées
Parties aériennes fleuries séchées, correspondant à la drogue végétale Lythri herba ou herbe de salicaire.
- Notes botaniques
Plante herbacée vivace des milieux humides, à tiges dressées, souvent quadrangulaires, portant des feuilles lancéolées et des inflorescences terminales rose pourpré à pourpres.
- Histoire et traditions
Le nom du genre Lythrum est rattaché au grec lythron (« sang mêlé de poussière »), en lien avec la couleur des fleurs. Son nom français salicaire rappelle une certaine ressemblance des feuilles avec celles des saules (salix). On l’appelle aussi lysimaque rouge : la salicaire a été confondue par les anciens avec la lysimaque, les termes lysimaque et litron étant employés comme synonymes pour des plantes à fleurs rougeâtres et jaunes, dotées des mêmes propriétés astringentes. Pour Pline, la plante est à fleurs rouges et se rapporte à la salicaire ; il la dit découverte par le roi du même nom et très recommandée par Hippocrate (IIIe siècle av. J.-C.). Au Moyen Âge, rien sur la salicaire. Son nom allemand, Othaine, est présenté comme le signe d’une place importante dans les superstitions germaniques, où l’on voyait en elle une demeure des lutins ou kobolds.
Au XVIe siècle, Matthiol distingue la lysimaque vraie de la lysimaque rouge ; son traducteur insiste longuement sur ses propriétés astringentes. Au XVIIIe siècle, on s’est beaucoup intéressé à la salicaire (Antoine Dea, 1758 ; Michel Sagar, 1762 ; Gardan, 1773 ; Muré, 1776), en la vantant contre la diarrhée habituelle chronique et la dysenterie, même épidémique ; d’autres praticiens l’ont recommandée contre les écoulements muqueux et les flux. Cazin a d’abord prévenu contre cette plante, puis a dû reconnaître son efficacité. Leclerc rapporte avoir vu, au début de la retraite de la Marne, tarir des flux intestinaux rebelles aux drogues contenues dans sa cantine médicale.
Des médecins du XXe siècle sont présentés comme ayant définitivement démontré l’efficacité de la salicaire et de son glucoside, la salicérine, comme astringent rapide, hémostatique puissant, et antidiarrhéique, spécifique de la diarrhée bacillaire ; elle aurait rendu de grands services pendant la Première Guerre mondiale aux troupes allemandes de Macédoine décimées par la typhoïde. La poudre et la teinture sont décrites comme utilisées sur les ulcères variqueux, l’eczéma, l’intertrigo, certaines dermatoses, le furoncle vulgaire et la vaginite aiguë. Les usages rapportés incluent la diarrhée « occidentale », les entérites dysentériques épidémiques, chroniques ou non, l’hématurie sans processus inflammatoire, la leucorrhée, les écoulements muqueux en général, les hémorragies, les saignements de nez, les crachements de sang et les métrorragies. Le glucoside salicérine est décrit comme agissant très rapidement sur les diarrhées des dysenteries, les inflammations intestinales aiguës ou chroniques, même dans les typhoïdes et le typhus, sans produire de constipation.
Ces éléments relèvent de l’histoire médicale et de l’usage traditionnel de la salicaire. Ils témoignent d’une cohérence d’emploi remarquable, notamment dans les diarrhées, les dysenteries et les flux muqueux. Ils ne doivent toutefois pas être lus comme des preuves cliniques modernes au sens actuel du terme. Leur valeur est surtout de documenter un usage ancien, répété et ciblé, qui mérite d’être mis en regard des données pharmacologiques contemporaines (Piwowarski et al., 2015).
- Principes actifs connus
- Ellagitanins C-glycosidiques : castalagine, véscalagine, salicarinines A, B et C, pédonculagine (Piwowarski et Kiss, 2013 ; Piwowarski et Kiss, 2015)
- Flavonoïdes C-glycosidiques : vitexine, isovitexine, orientine, isoorientine (Rauha et al., 2001)
- Tanins hydrolysables : groupe dominant dans la drogue végétale, participant à l’astringence de la plante (Piwowarski et al., 2015)
- Métabolites microbiote-dépendants des ellagitanins : urolithines A, B et C. Ces composés ne sont pas des constituants natifs directement présents dans la plante, mais des métabolites issus de la transformation intestinale des ellagitanins (Dadi et al., 2020)
Les anciennes sources mentionnent parfois un glycoside nommé salicairine ou salicérine. Les travaux phytochimiques modernes structurent cependant surtout l’analyse de Lythrum salicaria autour des ellagitanins, des flavonoïdes C-glycosidiques et des tanins hydrolysables.
Propriétés pharmacologiques majeures
Sphère gastro-intestinale / barrière intestinale
- Propriété avérée, préclinique in vitro : sous Lythrum salicaria herb, inhibition de la croissance d’Escherichia coli entéropathogène et réduction de son adhésion à des monocouches IPEC-J2, avec stimulation de la formation de monocouche associée à une augmentation de la résistance électrique transépithéliale et de la claudine-4, au niveau protéique et ARN messager ; les métabolites microbiote-dépendants testés, notamment urolithine C, urolithine A et glucuronides, sont rapportés inactifs dans ces essais (Granica et al., 2020)
- Propriété avérée, préclinique ex vivo sur colon distal de porcelet sevré : inhibition de la croissance d’Escherichia coli entéropathogène confirmée dans des échantillons ex vivo de colon distal, avec absence de détection du gène fimbrial fae à 2000 µg/ml dans ce modèle (Granica et al., 2020)
Ces données soutiennent la cohérence expérimentale de l’usage traditionnel dans les diarrhées, mais ne constituent pas une validation clinique humaine directe.
Sphère microbiote intestinal et métabolites postbiotiques
- Propriété avérée, préclinique ex vivo : l’herbe de salicaire interagit avec le microbiote intestinal dans un modèle porcin et conduit à la formation d’urolithines à partir de ses ellagitanins. Ces données suggèrent une transformation microbiote-dépendante des constituants de la plante, sans permettre de conclure à un effet clinique humain direct (Dadi et al., 2020)
Sphère antioxydante
- Propriété avérée, préclinique in vitro : activité antioxydante par test DPPH rapportée pour un extrait hydro-méthanolique à 80 % des parties aériennes, avec IC50 mesuré et quantification des contenus totaux en flavonoïdes, phénols et tanins (Manayi et al., 2013)
- Propriété avérée, préclinique in vitro : activité antioxydante mesurée sur plusieurs tests, dont FRAP, DPPH, piégeage du NO et du H2O2, avec profil polyphénolique identifié par HPLC-MS et quantification des phénols totaux et flavonoïdes totaux (Usatiuc et al., 2025)
- Propriété avérée, préclinique in vitro : activité antioxydante rapportée pour différents extraits, incluant piégeage DPPH, activité réductrice Fe(III), inhibition de la peroxydation de l’acide linoléique et de la formation de MDA, avec comparaison à des antioxydants de référence (Tunalier et al., 2007)
Sphère métabolique
- Propriété avérée, préclinique in vivo chez le rat : sous extrait éthanolique de Lythrum salicaria administré par gavage pendant 10 jours, diminution de marqueurs de stress oxydant et d’inflammation, avec amélioration de paramètres métaboliques dans un modèle de diabète induit par streptozotocine : baisse de la glycémie, amélioration du profil lipidique, amélioration de l’index TyG et amélioration de marqueurs hépatiques rapportés (Usatiuc et al., 2025)
Sphère endocrinienne
- Propriété avérée, préclinique in vivo chez le rat : dans un modèle de syndrome des ovaires polykystiques induit par létrozole, sous extrait éthanolique de Lythrum salicaria administré par gavage pendant 10 jours, baisse de paramètres d’oxydation, hausse de défenses antioxydantes, baisse de LH, FSH, testostérone et insuline, et hausse des œstrogènes rapportées, avec effet dose-dépendant (Usatiuc et al., 2025)
Sphère anti-inflammatoire / immunomodulatrice
- Propriété avérée, préclinique in vitro : sous extraits aqueux et méthanolique de Lythrum salicaria, diminution de la libération de cytokines pro-inflammatoires, notamment IFN-γ, IL-6 et TNF-α, par des macrophages RAW 264.7 stimulés dans des modèles PMA/ionomycine et LPS ; absence de cytotoxicité rapportée dans les tests réalisés dans l’étude (Puisais et Cock, 2025)
- Propriété avérée, préclinique ex vivo / in vitro sur neutrophiles humains : sous extrait aqueux de Lythrum salicaria et ellagitanins C-glucosidiques isolés, notamment véscalagine, castalagine et salicarinines A–C, inhibition de plusieurs fonctions pro-inflammatoires de neutrophiles stimulés : modulation de la production d’IL-8 induite par LPS, inhibition de la libération d’élastase et de myéloperoxydase, inhibition de la production de ROS induite, inhibition de l’expression de CD11b et inhibition dose-dépendante de l’hyaluronidase (Piwowarski et Kiss, 2015)
- Propriété avérée, préclinique in vivo : activité anti-inflammatoire rapportée dans un modèle d’œdème de patte induit par carraghénane, évaluée pour plusieurs extraits (Tunalier et al., 2007)
Sphère anti-infectieuse / antibactérienne
- Propriété avérée, préclinique in vitro : sous extraits aqueux, méthanolique et éthyl-acétate de Lythrum salicaria, inhibition de la croissance de plusieurs bactéries testées, avec des concentrations minimales inhibitrices rapportées jusqu’à 240 µg/ml selon la souche (Puisais et Cock, 2025)
Sphère antalgique
- Propriété avérée, préclinique in vivo : activité antinociceptive rapportée dans un test de contorsions abdominales induites par p-benzoquinone, évaluée pour plusieurs extraits (Tunalier et al., 2007)
Indications médicinales retenues
- Traitement symptomatique des diarrhées légères, sur la base de l’usage traditionnel
Indications exploratoires ou émergentes (non validées cliniquement)
- Soutien expérimental de l’intégrité de la barrière épithéliale intestinale
- Interaction expérimentale avec Escherichia coli entéropathogène
- Modulation expérimentale du microbiote intestinal et formation d’urolithines
- Piste expérimentale dans des modèles animaux de diabète induit
- Piste expérimentale dans des modèles animaux de syndrome des ovaires polykystiques induit
Formes galéniques et posologies
- Extrait fluide hydroalcoolique en solution buvable, spécialité enregistrée en France
La spécialité française Salicairine est un médicament traditionnel à base de plantes utilisé dans le traitement symptomatique des diarrhées légères. Elle contient un extrait fluide des parties aériennes fleuries de salicaire, préparé avec éthanol à 45 % V/V, avec un rapport drogue/extrait de 1:14 (ANSM, 2017).
- Posologie de la spécialité : 30 à 60 gouttes, soit 1,5 à 3,0 ml par prise, 3 fois par jour
- Durée : 2 jours maximum
- Si les symptômes persistent ou s’aggravent après 2 jours, une réévaluation est nécessaire
Cette posologie concerne uniquement cette spécialité hydroalcoolique précise. Elle ne doit pas être transposée automatiquement à une teinture mère, à un extrait sec ou à une infusion.
Drogue végétale, Lythri herba
- Infusion : 2 à 5 g de drogue coupée pour une tasse, infusion environ 10 minutes, puis filtration
- Boire plusieurs fois par jour une tasse de tisane non sucrée, selon les références classiques de phytothérapie (Anton et Wichtl, 2003)
- Conversions cuillères : non proposées ici, faute d’équivalence poids-volume fiable et spécifique à Lythri herba. Pour cette plante, il est préférable de peser la drogue végétale
Recommandations de cueillette
Récolter les sommités fleuries au début ou au plein de la floraison, avant la formation avancée des graines.
Éviter les zones polluées, les fossés agricoles contaminés, les bords de routes et les berges recevant des eaux de ruissellement douteuses.
Dans les régions où la plante est invasive, éviter toute dissémination des graines. Dans les zones où elle appartient à la flore locale, ne prélever que ce qui est nécessaire et préserver les populations en place, notamment dans les milieux humides sensibles.
Sécurité et précautions d’usage
Tolérance générale
• Les données cliniques modernes spécifiques restent limitées. Les usages traditionnels rapportent globalement une bonne tolérance aux doses usuelles, mais cela ne remplace pas des études modernes de sécurité
• Aucun cas de surdosage n’est rapporté pour la spécialité Salicairine dans le RCP consulté (ANSM, 2017)
• Une gêne digestive est possible par effet astringent, notamment chez les personnes sensibles aux plantes riches en tanins
Contre-indications
• Hypersensibilité connue à la salicaire ou à l’un des constituants de la préparation utilisée
Grossesse et allaitement
• Usage non recommandé faute de données suffisantes
• Pour la spécialité Salicairine, la sécurité pendant la grossesse et l’allaitement n’a pas été démontrée ; l’usage est déconseillé en l’absence de données suffisantes (ANSM, 2017)
Enfants et adolescents
• Pour la spécialité hydroalcoolique française, l’usage est déconseillé chez les enfants et adolescents de moins de 18 ans en raison du manque de données (ANSM, 2017)
• Par prudence, l’usage interne chez l’enfant ne doit pas être recommandé sans encadrement qualifié
Formes hydroalcooliques
• Les formes hydroalcooliques contiennent de l’éthanol
• Pour Salicairine, 1 ml de solution, soit 20 gouttes, contient 0,22 g d’éthanol ; le RCP mentionne 28 % vol d’éthanol, avec jusqu’à 660 mg d’éthanol par dose (ANSM, 2017)
• Cette donnée doit être prise en compte chez les personnes ayant une dépendance à l’alcool, une insuffisance hépatique, une épilepsie, ainsi que chez les femmes enceintes ou allaitantes et les groupes à risque
Précautions d’emploi
• La salicaire doit rester une plante d’usage court et ciblé, principalement dans le cadre des diarrhées légères
• En cas de diarrhée abondante, de sang ou de glaires dans les selles, de fièvre, de vomissements, de signes de déshydratation, de terrain fragile ou de persistance au-delà de 2 jours, une réévaluation est nécessaire
• L’usage de la salicaire ne dispense pas d’une hydratation adaptée ni du traitement de la cause de la diarrhée lorsque celui-ci est nécessaire
• Pour la spécialité Salicairine, la durée d’usage recommandée est limitée à 2 jours (ANSM, 2017)
• Éviter les usages prolongés, les dosages élevés et les cures répétées sans réévaluation, faute de données cliniques modernes suffisantes sur la sécurité d’un usage au long cours
Interactions médicamenteuses
• Aucune interaction clinique spécifique à la salicaire n’est clairement établie dans les sources utilisées
• Pour les formes hydroalcooliques, tenir compte des interactions générales liées à l’éthanol, notamment avec les médicaments incompatibles avec l’alcool ou les dépresseurs du système nerveux central (ANSM, 2017)
• Des interactions extrait-antibiotiques ont été décrites in vitro, avec synergies, additions ou antagonismes selon les associations testées. Ces données ne doivent pas être extrapolées à la pratique clinique sans confirmation humaine (Puisais et Cock, 2025)
Données expérimentales de sécurité
• Une étude expérimentale chez un bivalve a rapporté un effet génotoxique d’un extrait riche en tanins hydrolysables dans un test micronoyaux. La transposabilité à l’usage humain n’est pas établie, mais cette donnée justifie de rester prudent sur les usages prolongés ou fortement dosés (Eck-Varanka et al., 2015)
• Pour la spécialité Salicairine, l’étude de génotoxicité in vitro conduite avec l’extrait de la spécialité permet de conclure à l’absence d’effet mutagène dans le test d’Ames. Les études de cancérogénicité n’ont pas été réalisées et les effets sur la reproduction n’ont pas été évalués (ANSM, 2017)
Vision personnelle
Il est étonnant que la salicaire reste si peu concernée par une reconnaissance officielle, alors même que sa place historique dans la thérapeutique populaire et médicale est nette. Sur le plan scientifique moderne, le contraste est manifeste : le volume d’études reste modeste et, surtout, on dispose de peu de données cliniques de référence susceptibles de justifier une intégration claire et stable dans les usages contemporains.
Pourtant, sur le terrain de la tradition, la cohérence est frappante. La salicaire est décrite de manière répétée comme une plante de la diarrhée, y compris dans des contextes rapportés comme infectieux ou « bacillaires ». Les récits médicaux des XIXe et XXe siècles, avec des exemples comme ceux rapportés par Leclerc, donnent le sentiment d’un emploi ciblé, pragmatique, et perçu comme efficace dans des situations où l’arsenal disponible était limité.
Cette plante illustre bien, à mon sens, l’intérêt de revenir ponctuellement à la tradition comme source d’hypothèses cliniques crédibles. Non pas pour conclure à une efficacité démontrée, mais pour identifier des usages qui mériteraient une validation moderne, structurée, et surtout centrée sur une indication précise. Dans le cas de la salicaire, l’enjeu paraît particulièrement clair : une plante très spécifique, associée à une indication très spécifique, dont la littérature clinique n’a pas encore pris la mesure.
Dans ma pratique, la salicaire fait partie de ces plantes sous-estimées, mais parfois réellement utiles dans des situations ciblées. Je l’ai testée à quelques reprises, et son intérêt m’a semblé se confirmer dans le cadre de son emploi traditionnel. C’est précisément ce type de plante qui, si elle était mieux étudiée, pourrait occuper une place plus nette et plus simple dans les réponses de première intention, là où l’on cherche surtout à agir vite, sobrement, et de façon adaptée.
Reconnaissances officielles
- Pharmacopée européenne : Lythri herba est décrite comme drogue végétale pharmacopéiale, avec exigence de qualité portant notamment sur les tanins
- France : existence d’une spécialité enregistrée comme médicament traditionnel à base de plantes, Salicairine, solution buvable, utilisée dans le traitement symptomatique des diarrhées légères, sur la base exclusive de l’ancienneté de l’usage
- HMPC/EMA : aucune monographie communautaire HMPC/EMA spécifique à Lythrum salicaria ou Lythri herba retrouvée dans la liste consultée
- ESCOP : non retrouvée dans les monographies ESCOP consultées
- Commission E : aucune monographie Commission E spécifique retrouvée dans les sources utilisées
Bibliographie scientifique
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