
Monographie du noyer commun
- Nom scientifique
Juglans regia L.
- Famille botanique
Juglandaceae
- Autres noms communs
Noyer commun, noyer royal, noyer d’Orient, noyer européen, noyer de Perse, English walnut, Persian walnut.
- Habitat et répartition
Le noyer commun est une espèce eurasiatique de zone tempérée, originaire ou anciennement diffusée depuis l’Asie occidentale et centrale, le Caucase, l’Iran et le Proche-Orient. Il est aujourd’hui largement cultivé et naturalisé dans de nombreuses régions tempérées.
En Europe, il accompagne surtout les paysages ruraux : lisières, haies, prés-vergers, franges forestières, anciens vergers, abords d’habitations et zones ouvertes faiblement urbanisées. Il préfère les sols profonds, assez frais, riches en éléments nutritifs, plutôt neutres à basiques, ainsi que les situations lumineuses.
En Suisse, il est principalement cultivé, parfois subspontané, du collin à l’étage montagnard. On le rencontre notamment sur le Plateau, dans le Jura et sur les versants bien exposés.
- Parties utilisées
Les feuilles, ou Juglandis folium, correspondent aux feuilles séchées, coupées ou fragmentées. Elles constituent la drogue médicinale reconnue par l’EMA/HMPC pour l’usage externe.
Le brou, ou péricarpe vert de la noix, correspond à l’enveloppe charnue entourant la coque. Il est riche en polyphénols, tanins et naphtoquinones, notamment la juglone. Son usage est surtout traditionnel, externe et tinctorial.
Les noix, c’est-à-dire les cerneaux, relèvent principalement de l’usage alimentaire et nutritionnel. Leur intérêt cardiométabolique est mieux documenté cliniquement que l’usage médicinal interne des feuilles.
L’écorce, les racines, les cloisons internes de la noix et d’autres parties de l’arbre apparaissent dans certaines traditions, mais ne sont pas retenues comme drogues majeures dans les monographies européennes modernes.
- Notes botaniques
Le noyer commun est un arbre caduc de 10 à 30 mètres, à tronc gris clair et à couronne large, arrondie, souvent imposante avec l’âge.
Les feuilles sont grandes, alternes, imparipennées, composées de 5 à 9 folioles ovales à sommet obtus. Lorsqu’on les froisse, elles dégagent une odeur aromatique caractéristique.
Les fleurs sont monoïques. Les fleurs mâles forment des chatons pendants, tandis que les fleurs femelles apparaissent par petits groupes à l’extrémité des jeunes rameaux.
Le fruit est une drupe : un brou vert charnu entoure une coque lignifiée qui renferme le cerneau comestible. La ressemblance du cerneau avec un cerveau a nourri des analogies symboliques anciennes, mais cette lecture ne constitue pas un argument pharmacologique.
Les confusions sont limitées avec d’autres Juglandaceae ornementales, notamment Juglans nigra. La drogue officielle européenne repose sur Juglans regia L.
Histoire et traditions
Les auteurs gréco-romains, notamment Théophraste, Dioscoride, Varro et Columelle, mentionnent le noyer comme un arbre fruitier important, présent dans les vergers et associé à l’Orient. Les synthèses archéobotaniques situent son centre d’origine et de diffusion ancienne dans une zone large allant de l’Asie centrale au Proche-Orient, avec une diffusion progressive vers la Perse, le Levant, l’Italie étrusque puis le monde romain (Aubaile, 2012 ; Panth et al., 2016).
Dans les sources anciennes, la noix apparaît comme un aliment dense et nourrissant, mais parfois jugé lourd ou difficile à digérer lorsqu’elle est consommée en excès. Cette prudence diététique ancienne ne constitue pas une donnée médicale moderne, mais elle rejoint une observation simple : la noix est un aliment riche, utile lorsqu’elle est bien intégrée à l’alimentation, moins adaptée lorsqu’elle est ajoutée en quantité importante à un régime déjà chargé.
Dans les traditions médicales persanes, le noyer apparaît sous le nom de Jowz et fait partie des aliments ou aliments médicinaux mentionnés dans plusieurs textes classiques. Une synthèse consacrée à la nutrition gériatrique en médecine persane indique que Juglans regia L. était recommandé seul ou associé à la figue comme aliment de soutien de la mémoire (Emami et al., 2014). Cette donnée doit rester historique : elle montre l’existence d’un usage diététique traditionnel, mais ne constitue pas une indication moderne sur la mémoire.
La lecture persane des aliments repose aussi sur les notions de tempérament alimentaire, avec une classification selon les qualités chaud/froid et sec/humide. Dans une analyse contemporaine de cette tradition, la noix est classée parmi les aliments de qualité chaude de grade 2 et sèche de grade 1 (Zakerian et al., 2023). Cette classification permet de comprendre la prudence ancienne autour des aliments riches et concentrés, mais elle ne doit pas être transposée directement en indication médicale contemporaine.
Dans le monde latin chrétien, Isidore de Séville reprend l’ambivalence attachée au noyer : arbre utile, mais parfois décrit comme nuisible par son ombre ou par l’effet de ses feuilles sur les plantes voisines. Cette tradition rejoint partiellement l’observation moderne d’effets allélopathiques chez certains Juglans, sans qu’il faille transformer cette lecture ancienne en donnée pharmacologique.
Hildegarde de Bingen évoque le noyer comme un arbre protecteur et mentionne l’usage de jeunes feuilles dans certaines plaies. Cette tradition annonce les usages externes ultérieurs des feuilles et du brou, notamment dans les affections cutanées, les lavages et les applications locales.
Les grands herbiers de la Renaissance, notamment dans la tradition de Mattioli, conservent l’image d’une noix nutritive mais lourde, tout en décrivant différents usages de l’huile, des cerneaux et des parties vertes du fruit. Ces usages relèvent de l’histoire médicale et ne doivent pas être transformés en indications contemporaines sans données modernes.
Les feuilles de noyer prennent une place plus nette dans l’herboristerie européenne à partir des auteurs modernes, notamment aux XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles. Baudelocque, Cazin puis Leclerc les mentionnent dans des usages liés aux affections cutanées chroniques, aux plaies atones, aux ulcères, aux lavages locaux, aux cataplasmes et à certaines situations anciennement regroupées sous le terme de scrofules.
Ces usages doivent être replacés dans leur contexte historique : ils appartiennent à une médecine d’observation, antérieure à la classification moderne des maladies dermatologiques, infectieuses et immunitaires. Cazin et Leclerc soulignent surtout l’intérêt des feuilles et du brou dans les troubles cutanés, les applications locales et les terrains chroniques. Les usages internes ponctuels comme astringents digestifs sont rapportés historiquement, mais ils ne sont pas repris dans les reconnaissances européennes modernes.
Le brou, ou péricarpe vert de la noix, a longtemps été utilisé comme colorant brun pour les cheveux, la peau et les textiles. Cette propriété s’explique notamment par sa richesse en tanins et en juglone. Des sources historiques et ethnographiques rapportent l’usage de décoctions concentrées de brou pour brunir les tissus, foncer la peau exposée ou teindre les cheveux (Losch, 1908).
Son usage médicinal traditionnel est surtout externe : cataplasmes, lavages, applications sur crevasses, engelures, dermatoses ou ulcérations chroniques. Les usages dans les arthrites, la goutte ou la podagre doivent rester dans la partie historique et ne peuvent pas être repris comme indications contemporaines sans données modernes.
En pratique contemporaine, la place traditionnelle la mieux cadrée du noyer concerne surtout l’usage externe des feuilles, notamment dans les inflammations cutanées mineures et l’hyperhidrose des mains et des pieds. Le brou conserve un intérêt historique et pharmacochimique, mais son usage pratique doit rester prudent en raison de son potentiel irritant et sensibilisant.
Principes actifs connus
Feuilles
Les feuilles de noyer contiennent une fraction polyphénolique importante.
Les flavonoïdes comprennent notamment des glycosides de quercétine : quercétine-3-galactoside, quercétine-3-arabinoside, quercétine-3-xyloside et quercétine-3-rhamnoside. La rutine et des dérivés de myricétine sont également décrits, avec des teneurs variables selon le cultivar et la période de récolte (Amaral et al., 2004 ; Pereira et al., 2007 ; Cosmulescu et al., 2014).
Les acides phénoliques sont représentés principalement par des dérivés caféoylquiniques et p-coumaroylquiniques, notamment l’acide 3-caféoylquinique et les acides 3- et 4-p-coumaroylquiniques. L’acide ellagique est également présent, avec des variations saisonnières rapportées (Amaral et al., 2004 ; Pereira et al., 2007 ; Cosmulescu et al., 2014).
Les tanins, hydrolysables et condensés, constituent une part importante de la fraction phénolique des feuilles. La présence d’acide ellagique soutient l’existence d’ellagitannins, en complément d’autres ensembles tanniques impliqués dans l’effet astringent traditionnel de la drogue (Amaral et al., 2004 ; Cosmulescu et al., 2014).
Les feuilles contiennent également des naphtoquinones, notamment la juglone, ou 5-hydroxy-1,4-naphtoquinone, et des dérivés apparentés. Les teneurs varient selon la saison et le type de matériel végétal étudié (Cosmulescu et al., 2014). Cette présence justifie une prudence particulière pour tout usage interne prolongé.
D’autres constituants sont décrits, notamment des acides organiques, principalement les acides malique, oxalique et citrique, retrouvés dans la feuille sèche et dans les décoctions aqueuses utilisées traditionnellement en application topique (Santos et al., 2013).
La présence d’un tocophérol majoritaire a également été rapportée dans l’extrait aqueux, mais cette donnée reste secondaire dans l’interprétation pharmacologique des feuilles, l’activité traditionnelle reposant surtout sur la fraction polyphénolique, tannique et naphtoquinonique (Santos et al., 2013).
Une fraction volatile existe, mais avec un rendement faible, estimé entre environ 0,02 et 0,12 % des feuilles fraîches. L’huile essentielle des feuilles contient un mélange de mono- et sesquiterpènes, avec une grande variabilité entre populations. Parmi les composés décrits figurent notamment le (E)-caryophyllène, le germacrène D, l’α-humulène, le β-pinène, l’α-pinène, le limonène et le 1,8-cinéole (Verma et al., 2013).
Brou / péricarpe vert
Le brou de noix est une matrice particulièrement riche en composés phénoliques et naphtoquinoniques.
Les extraits aqueux de brou présentent des teneurs élevées en phénols totaux, variables selon les cultivars, avec des valeurs rapportées d’environ 30 à 75 mg équivalents acide gallique par gramme d’extrait selon la méthode de Folin-Ciocalteu (Oliveira et al., 2008).
Les travaux de Stampar et al. ont identifié, dans le brou vert du cultivar Elit, plusieurs acides phénoliques : acides chlorogénique, caféique, férulique, sinapique, gallique, ellagique, protocatéchique, syringique et vanillique. Sont également rapportés des flavan-3-ols comme la catéchine et l’épicatéchine, de la myricétine et de la juglone (Stampar et al., 2006).
Dans les extraits hydroéthanoliques de brou, des dérivés hydroxycinnamiques de type 3- et 4-p-coumaroylquinique sont rapportés, associés à d’autres acides phénoliques (Vieira et al., 2020).
La fraction flavonoïdique comprend des glycosides de quercétine, notamment quercétine-3-O-glucoside, quercétine-O-hexoside, quercétine-O-pentoside et quercétine-O-désoxyhexoside. Ces composés semblent toutefois quantitativement moins représentés que les dérivés naphtaléniques dans les extraits étudiés (Vieira et al., 2020).
La juglone, ou 5-hydroxy-1,4-naphtoquinone, constitue un marqueur important du brou vert. Elle est décrite avec d’autres naphtoquinones dans les péricarpes verts de Juglans regia (Mahoney et al., 2000 ; Stampar et al., 2006).
Les travaux de Mahoney et al. confirment l’intérêt des naphtoquinones du noyer, notamment la juglone, dans les enveloppes de noix, en montrant leur effet expérimental sur la croissance d’Aspergillus flavus et la production d’aflatoxines. Ces données soutiennent la pertinence pharmacochimique des naphtoquinones, sans constituer une indication antifongique clinique (Mahoney et al., 2000).
Vieira et al. ont étudié l’extrait hydroéthanolique de brou vert de Juglans regia. L’analyse HPLC-DAD-ESI/MSn a permis d’identifier 16 composés, l’extrait étant principalement composé de dérivés naphtaléniques, incluant des dérivés de type tétralone, avec une fraction moins abondante d’acides hydroxycinnamiques et de flavonols (Vieira et al., 2020).
Des acides organiques simples, en particulier l’acide malique, ainsi que de petites quantités d’acides citrique et oxalique, ont été identifiés dans l’extrait hydroéthanolique. Des sucres comme le glucose, le fructose, le saccharose et le tréhalose sont également présents dans cette matrice (Vieira et al., 2020).
Cette richesse en tanins et en naphtoquinones explique l’intérêt traditionnel externe du brou, son pouvoir colorant, mais aussi son potentiel irritant et sensibilisant.
Noix / cerneaux
Les cerneaux de noix sont caractérisés par une richesse lipidique importante, généralement de l’ordre de 50 à 70 % du poids sec.
Le profil en acides gras est dominé par les acides gras insaturés, avec une forte proportion d’acide linoléique, environ 50 à 60 %, d’acide alpha-linolénique, environ 10 à 15 %, et d’acide oléique, environ 15 à 25 %. Ce profil a été décrit dans plusieurs cultivars de Juglans regia (Delaviz et al., 2017).
L’huile de noix contient plusieurs tocophérols, dont les formes α, β, γ et δ, ainsi que du γ-tocotriénol. Le γ-tocophérol est généralement majoritaire, avec des teneurs rapportées d’environ 173 à 262 mg/kg d’huile selon les cultivars. Les formes α- et δ-tocophérol sont présentes à des teneurs plus faibles, tandis que le β-tocophérol et le γ-tocotriénol restent minoritaires (Amaral et al., 2005).
Par comparaison avec d’autres fruits à coque, la noix se distingue par une prédominance de γ- et δ-tocophérols, alors que l’amande et la noisette sont plutôt dominées par l’α-tocophérol (Kornsteiner et al., 2006).
Les polyphénols de la noix sont principalement concentrés dans la pellicule brune entourant le cerneau. Les teneurs en phénols totaux y sont nettement plus élevées que dans la farine de cerneaux dépelliculés (Labuckas et al., 2008).
Les teneurs en phénols totaux figurent parmi les plus élevées des fruits à coque, avec des valeurs rapportées de l’ordre de 1600 mg équivalents acide gallique pour 100 g (Kornsteiner et al., 2006).
Les principales familles polyphénoliques représentées comprennent des acides phénoliques et des tanins condensés, majoritairement localisés dans la pellicule (Labuckas et al., 2008).
Les cerneaux contiennent également des phytostérols, notamment le β-sitostérol, le campestérol et des stérols apparentés présents dans la fraction insaponifiable de l’huile de noix (Delaviz et al., 2017).
La présence de mélatonine et de L-arginine est également rapportée dans les cerneaux, mais ces constituants doivent être interprétés comme éléments de la matrice nutritionnelle globale plutôt que comme arguments isolés d’indication thérapeutique (Delaviz et al., 2017).
Les noix présentent enfin une densité minérale notable, avec des apports mesurés en magnésium, potassium, cuivre, manganèse, entre autres, ainsi qu’une teneur appréciable en fibres alimentaires solubles et insolubles associées à la matrice du cerneau (Delaviz et al., 2017).
Propriétés pharmacologiques majeures
Sphère inflammatoire et douloureuse
- Propriété avérée (préclinique in vivo) : des extraits aqueux et éthanoliques de feuilles de Juglans regia, administrés par voie intrapéritonéale chez la souris, montrent une activité antinociceptive dans les tests de la plaque chaude et des contorsions, ainsi qu’une activité anti-inflammatoire dans les modèles d’œdème de l’oreille au xylène et de granulome à la pastille de coton. Les DL50 intrapéritonéales rapportées sont d’environ 3,3 g/kg pour l’extrait éthanolique et 5,5 g/kg pour l’extrait aqueux, ce qui indique une toxicité aiguë relativement faible dans ce modèle, mais avec des doses et une voie d’administration très éloignées de l’usage humain courant (Hosseinzadeh et al., 2011).
- Propriété avérée (préclinique in vivo) : dans une étude turque évaluant plusieurs plantes de la médecine populaire, l’extrait éthanolique de feuilles de Juglans regia présente une activité antinociceptive dans le test des torsions à la p-benzoquinone et réduit l’œdème de la patte induit par la carraghénane chez la souris, sans lésion gastrique observée dans le modèle étudié (Erdemoglu et al., 2003).
- Propriété avérée (préclinique in vivo) : dans des modèles d’arthrite induite par l’adjuvant de Freund et dans plusieurs modèles d’inflammation aiguë, un extrait éthanolique de feuilles de Juglans regia réduit l’œdème articulaire, diminue certains marqueurs inflammatoires, notamment TNF-α, IL-1β et IL-6, et améliore des paramètres histologiques articulaires (Mobashar et al., 2022).
- Propriété avérée (préclinique in vivo) : dans un modèle d’ostéoarthrose induite par la collagénase chez le rat, un extrait de Juglans regia, comparé à l’acide ellagique et à l’indométacine, améliore plusieurs marqueurs de stress oxydatif, réduit l’IL-6 et le RANKL circulants et augmente l’hydroxyproline. Cette donnée reste préclinique et ne permet pas d’établir une indication humaine dans l’arthrose (Hanga-Farcas et al., 2025).
- Propriété avérée (in vitro, brou vert) : un extrait hydroéthanolique de péricarpe vert de Juglans regia inhibe la production de NO par des macrophages RAW 264.7 stimulés par le LPS, avec un EC50 d’environ 56 µg/mL. L’effet reste moins puissant que celui de la dexaméthasone utilisée comme contrôle positif, et les voies moléculaires impliquées ne sont pas explorées dans cette étude (Vieira et al., 2020).
Sphère dermatologique et cutanée
- Propriété avérée (préclinique in vivo) : dans un modèle de plaie d’incision ou d’excision chez le rat, un extrait hydroalcoolique de brou vert appliqué localement accélère la fermeture de la plaie, améliore l’épithélialisation et la qualité du collagène néoformé, avec un profil antioxydant associé à sa richesse polyphénolique (Taheri et al., 2020).
- Propriété avérée (préclinique in vivo) : dans un modèle de plaie diabétique chez le rat, une pommade contenant 2 % et surtout 5 % d’extrait de feuilles de Juglans regia accélère la fermeture de la plaie, augmente les volumes d’épiderme et de derme néoformés, favorise les fibroblastes, les vaisseaux et le dépôt de collagène, tout en réduisant l’infiltration neutrophilique et l’expression de TNF-α et IL-1β (Nasiry et al., 2022).
- Propriété avérée (préclinique, biomatériau expérimental) : dans un modèle murin de plaie d’excision, un biomatériau à base de feuilles décellularisées de Juglans regia améliore la fermeture des plaies, le dépôt de collagène, l’épaisseur épithéliale et certains paramètres histopathologiques. Cette donnée relève de l’ingénierie tissulaire et ne doit pas être transposée à une préparation domestique de feuilles (Kian et al., 2025).
- Propriété avérée (préclinique) : des crèmes contenant 25 % ou 50 % d’extrait de brou de Juglans regia ont été évaluées dans un modèle de plaies cutanées chez le rat, avec amélioration des paramètres de cicatrisation. Cette donnée reste expérimentale et ne justifie pas une recommandation sur plaies complexes, diabétiques, infectées ou profondes (Biyikli et al., 2024).
- Propriété avérée (in vitro) : les extraits hydroalcooliques de feuilles et de brou montrent une activité antibactérienne surtout sur des bactéries Gram positives impliquées dans certaines infections cutanées superficielles, notamment Staphylococcus aureus. Des essais incluent aussi Escherichia coli et Pseudomonas aeruginosa, mais l’activité est généralement plus marquée sur les Gram positives (Pereira et al., 2007 ; Oliveira et al., 2008).
- Propriété avérée (in vitro) : l’huile essentielle de feuilles présente également une activité antibactérienne dans des modèles de laboratoire, mais cette fraction volatile est faible et ne constitue pas la base galénique traditionnelle principale (Rather et al., 2012).
- Propriété avérée (in vitro) : des extraits de feuilles montrent une activité sur certaines bactéries impliquées dans les lésions d’acné, notamment Cutibacterium acnes, Staphylococcus aureus et Staphylococcus epidermidis. Cette donnée ne permet pas de faire du noyer un traitement de l’acné (Qadan et al., 2005).
- Donnée de synthèse : la revue d’Adamović et al. rassemble les données disponibles sur les effets cutanés de Juglans regia : activité antioxydante, antimicrobienne, anti-inflammatoire, cicatrisante, photoprotectrice, anti-âge, hydratante et dépigmentante. Cette revue est utile pour comprendre le potentiel dermatologique de la plante, mais la plupart des données restent issues de modèles cellulaires, microbiologiques ou animaux (Adamović et al., 2024).
- Propriété avérée (usage traditionnel reconnu et données réglementaires) : l’EMA/HMPC reconnaît l’usage traditionnel des feuilles de Juglans regia en décoction appliquée sur la peau pour soulager les affections cutanées inflammatoires mineures et réduire l’hyperhidrose des mains et des pieds (EMA/HMPC, 2013). La Commission E et l’ESCOP retiennent également l’usage externe des feuilles dans les inflammations superficielles de la peau et l’hyperhidrose palmaire et plantaire (Commission E ; ESCOP, 2024).
Sphère métabolique et cardiovasculaire
- Propriété avérée (clinique, niveau de preuve modéré à élevé) : les essais contrôlés et méta-analyses montrent qu’une alimentation enrichie en noix améliore modestement mais significativement plusieurs paramètres lipidiques, notamment cholestérol total, LDL-C, triglycérides et ApoB, surtout lorsque les noix remplacent des aliments moins favorables plutôt que de s’ajouter à l’alimentation (Banel & Hu, 2009 ; Guasch-Ferré et al., 2018 ; Alshahrani et al., 2022).
- Propriété avérée (clinique) : plusieurs essais contrôlés confirment une amélioration du profil lipidique, notamment LDL-C, non-HDL-C et ApoB, chez des sujets hypercholestérolémiques ou à risque cardiovasculaire (Almario et al., 2001 ; Wu et al., 2014).
- Propriété avérée (clinique) : dans un essai croisé chez des sujets hypercholestérolémiques, un régime enrichi en noix améliore la fonction endothéliale, mesurée par la dilatation dépendante du flux, et réduit certains marqueurs d’oxydation et d’inflammation (Ros et al., 2004).
- Propriété avérée (nutritionnelle / mécanistique) : le profil cardiométabolique des noix repose sur une matrice riche en acides gras insaturés, acide alpha-linolénique, fibres, phytostérols, tocophérols et polyphénols, notamment concentrés dans la pellicule brune du cerneau (Anderson et al., 2001 ; Amaral et al., 2005 ; Kornsteiner et al., 2006 ; Labuckas et al., 2008).
- Signal clinique nuancé : chez les patients diabétiques de type 2 ou à haut risque métabolique, les données sont plus hétérogènes. Certains essais rapportent des améliorations lipidiques ou vasculaires, mais les méta-analyses ne montrent pas d’effet consistant sur la glycémie à jeun, l’HbA1c, l’insulinémie ou l’HOMA-IR (Ma et al., 2010 ; Zibaeenezhad et al., 2017 ; Neale et al., 2020).
- Signal clinique : dans l’essai WAHA, un régime enrichi en noix chez des sujets âgés a été associé à une diminution plus marquée de la pression artérielle systolique que le régime témoin, sans modification de la pression diastolique. Ce signal reste intéressant, mais doit être compris dans un cadre nutritionnel global (Domènech et al., 2019).
- Propriété avérée (in vitro, feuilles) : un extrait méthanolique de feuilles de Juglans regia augmente la captation de glucose dans des myotubes murins C2C12 à partir de 25 µg/mL, avec un effet associé à l’inhibition de PTP1B, sans activation de PPARγ (Pitschmann et al., 2014).
Sphère neurologique et neurodéveloppementale
- Propriété exploratoire (clinique, niveau de preuve faible) : dans un essai randomisé en milieu scolaire portant sur 771 adolescents en bonne santé, la consommation de 30 g/j de cerneaux de noix pendant 6 mois n’a pas amélioré significativement, en analyse en intention de traiter, les performances neuropsychologiques ni les scores comportementaux, malgré une augmentation de l’ALA érythrocytaire dans le groupe noix (Pinar-Martí et al., 2023).
- Signal clinique faible : des signaux favorables apparaissent chez les participants les plus observants, notamment sur certaines dimensions attentionnelles ou cognitives, mais ils restent insuffisants pour positionner Juglans regia comme plante neurocognitive ou comme option spécifique du TDAH (Pinar-Martí et al., 2023).
Sphère digestive et hépatobiliaire
- Propriété avérée (préclinique, niveau de preuve limité) : dans un modèle d’ulcère gastrique induit par l’indométacine chez le rat, un extrait de feuilles de Juglans regia réduit la sévérité des lésions macroscopiques, améliore l’aspect histologique de la muqueuse et module plusieurs marqueurs d’inflammation et de stress oxydatif, notamment IL-6, CRP et COX-2 (Uslu & Uslu, 2022).
- Propriété avérée (préclinique in vivo, composé isolé de noix) : dans un modèle d’ulcère induit par l’éthanol, des oligopeptides isolés des noix diminuent les lésions gastriques et améliorent le statut antioxydant de la muqueuse, avec des effets rapportés sur des marqueurs inflammatoires, oxydatifs et apoptotiques (Liu et al., 2020).
- Usage traditionnel : les feuilles et le brou ont été utilisés comme astringents digestifs dans certaines diarrhées non spécifiques. Ces usages internes appartiennent à l’histoire médicale et populaire européenne.
Sphère anti-infectieuse
- Propriété avérée (in vitro) : les extraits de feuilles, de brou et certaines fractions volatiles de Juglans regia présentent une activité antimicrobienne in vitro.
- Propriété avérée (in vitro) : l’activité est surtout marquée sur certaines bactéries Gram positives, notamment Staphylococcus aureus, alors que les résultats sur les bactéries Gram négatives et les champignons sont plus variables (Pereira et al., 2007 ; Oliveira et al., 2008 ; Rather et al., 2012).
- Propriété avérée (in vitro, naphtoquinones) : les naphtoquinones du noyer, dont la juglone, modulent expérimentalement la croissance d’Aspergillus flavus et la production d’aflatoxines. Ces données relèvent de la microbiologie expérimentale et ne permettent pas de conclure à une indication antifongique clinique (Mahoney et al., 2000).
Sphère oncologique et antitumorale
- Propriété avérée (préclinique in vitro, niveau de preuve faible à modéré) : dans l’étude de Vieira et al., un extrait hydroéthanolique de brou vert de Juglans regia montre une cytotoxicité in vitro contre plusieurs lignées tumorales humaines, notamment MCF-7, NCI-H460, HeLa et HepG2, avec une toxicité également observée sur des cellules non tumorales PLP2 à des concentrations plus élevées (Vieira et al., 2020).
- Propriété avérée (préclinique in vitro) : des extraits de brou vert rapportent une diminution de la viabilité cellulaire, un arrêt du cycle cellulaire et une augmentation de marqueurs d’apoptose sur certaines lignées tumorales humaines. Ces résultats restent expérimentaux (Mirzad et al., 2024).
- Donnée de synthèse : plusieurs travaux sur Juglans regia explorent les effets cytotoxiques, pro-apoptotiques ou antiprolifératifs de constituants isolés comme la juglone ou d’extraits de différentes parties de la plante. Ces données relèvent de la recherche pharmacologique et moléculaire (Catanzaro et al., 2018).
Indications médicinales retenues
Feuilles de noyer, usage externe
- Affections cutanées inflammatoires mineures
- Dermatites superficielles légères
- Irritations cutanées bénignes non étendues
- Hyperhidrose des mains et des pieds
Ces indications correspondent au cadre traditionnel reconnu pour Juglandis folium par l’EMA/HMPC, la Commission E et l’ESCOP.
Noix, usage nutritionnel
- Soutien nutritionnel du profil cardiométabolique
- Amélioration modeste du profil lipidique lorsque les noix remplacent des sources lipidiques moins favorables
- Intégration dans une alimentation de type cardioprotectrice
Il s’agit d’un usage alimentaire et nutritionnel, non d’une prescription phytothérapeutique au sens strict.
Indications exploratoires ou émergentes
- Diabète de type 2 : quelques données cliniques et précliniques existent sur des extraits de feuilles, mais les résultats restent insuffisants pour retenir une indication hypoglycémiante.
- Syndrome métabolique : intérêt nutritionnel des noix dans un cadre alimentaire global, sans effet amaigrissant propre démontré.
- Gastroprotection : signal observé chez l’animal avec des extraits de feuilles et des oligopeptides de noix, sans validation clinique.
- Antimicrobien local : résultats de laboratoire cohérents avec l’usage externe traditionnel, sans indication anti-infectieuse autonome.
- Inflammation articulaire : données animales et modèles expérimentaux, sans indication clinique dans l’arthrose, l’arthrite ou la goutte.
- Neurocognition : signal exploratoire avec consommation de noix, sans indication clinique.
- Oncologie : résultats expérimentaux sur lignées cellulaires et modèles précliniques, sans indication de prévention ni de traitement.
Formes galéniques et posologies
- Feuilles de noyer, usage externe
Décoction ou infusion forte pour lavages, compresses et bains locaux.
Selon l’EMA/HMPC, la préparation retenue est de 4 à 6 g de feuilles comminutées dans 200 ml d’eau bouillante (EMA/HMPC, 2013).
Utiliser en compresses ou pansements imprégnés sur les zones concernées.
Pour les affections cutanées inflammatoires mineures : 2 à 4 applications par jour.
Pour l’hyperhidrose des mains et des pieds : applications locales jusqu’à 30 minutes, 2 fois par jour.
Durée : ne pas dépasser une semaine d’usage continu en automédication. Si les symptômes persistent, s’aggravent, s’étendent, suintent ou deviennent douloureux, un avis médical est nécessaire.
- Bains locaux de mains ou de pieds
Préparation pratique cohérente avec l’usage traditionnel : 5 à 10 g de feuilles pour 1 litre d’eau.
Faire bouillir doucement, laisser tirer, filtrer, puis utiliser tiède en bain local.
Cette préparation reste un usage familial traditionnel, à maintenir dans les limites de durée et de prudence de l’usage externe.
- Feuilles de noyer, usage interne
L’usage interne des feuilles de noyer n’est pas reconnu par l’EMA/HMPC.
Il existe des usages traditionnels comme astringent digestif, mais les données modernes de sécurité et d’efficacité sont insuffisantes.
Compte tenu de la présence de naphtoquinones, dont la juglone, et de l’absence de données complètes sur la toxicité reproductive, la génotoxicité et la carcinogénicité, l’usage interne prolongé ne doit pas être proposé comme standard.
Si un usage interne est retenu dans un cadre professionnel ou traditionnel, il doit rester court, précisément défini, avec une forme documentée, une posologie prudente et un arrêt en cas d’intolérance.
- Brou ou péricarpe vert
Le brou relève surtout d’usages traditionnels externes et cosmétiques.
Les préparations sont variables et peu standardisées.
Son usage sur peau fragile, lésée, étendue ou sur les muqueuses doit être évité en raison du risque d’irritation et de sensibilisation.
Il ne doit pas être présenté comme une forme médicinale standardisée.
- Noix ou cerneaux
Dans les essais cliniques, les apports étudiés se situent souvent entre 30 et 75 g de noix par jour, parfois davantage selon les protocoles.
En pratique nutritionnelle, une petite poignée, environ 25 à 30 g par jour, peut être intégrée dans l’alimentation.
L’intérêt est surtout de remplacer d’autres sources de graisses moins favorables. Les noix ne doivent pas être simplement ajoutées à une alimentation déjà trop riche.
Recommandations de cueillette
- Feuilles
Récolter en début d’été, lorsque les feuilles sont bien développées mais encore saines et souples.
Choisir des feuilles non tachées, non parasitées et non abîmées.
Récolter par temps sec.
Sécher rapidement en couches fines, dans un lieu aéré, à l’abri du soleil direct.
Conserver à l’abri de l’humidité et de la lumière.
Renouveler idéalement la récolte chaque année ou dans les deux ans selon la qualité de conservation.
- Brou
Récolter les noix encore vertes, avant durcissement complet de la coque.
Porter des gants, car le brou colore fortement la peau et peut être irritant.
- Prudence environnementale
Éviter les arbres situés au bord des routes très fréquentées, près de zones industrielles, de sols pollués ou de lieux traités chimiquement.
Sécurité et précautions d’usage
- Feuilles de noyer, usage externe
La tolérance est généralement bonne en usage court, localisé et sur peau intacte.
Effets indésirables possibles : irritation cutanée, réaction allergique de contact, prurit, rougeur, coloration temporaire de la peau.
Contre-indications : hypersensibilité connue à la feuille de noyer ou à la préparation utilisée, plaies ouvertes, lésions cutanées étendues.
Précautions : arrêter en cas d’aggravation, de rougeur importante, de démangeaison marquée, de suintement, de douleur ou de suspicion de surinfection.
Enfants et adolescents de moins de 18 ans : usage non recommandé faute de données suffisantes.
Grossesse et allaitement : usage non recommandé faute de données suffisantes.
Durée : ne pas dépasser une semaine sans avis médical.
- Feuilles de noyer, usage interne
Pas d’indication officielle européenne pour la feuille par voie interne.
La sécurité est insuffisamment documentée pour un usage interne régulier ou prolongé.
L’EMA/HMPC précise que les données adéquates de toxicité sur la reproduction, de génotoxicité et de carcinogénicité ne sont pas disponibles (EMA/HMPC, 2013).
Prudence renforcée en raison de la présence de juglone et d’autres naphtoquinones.
À éviter pendant la grossesse, l’allaitement, chez l’enfant et en automédication prolongée.
L’usage interne ne doit pas être présenté comme pratique standard.
- Brou ou péricarpe vert
Risque d’irritation et de sensibilisation cutanée.
Éviter sur muqueuses, peau lésée, peau très réactive ou surfaces étendues.
Réaliser un test local prudent si terrain allergique.
Ne pas utiliser comme traitement cutané intensif ou prolongé.
- Noix
Les noix sont généralement sûres comme aliment aux apports nutritionnels usuels.
Contre-indication majeure : allergie aux fruits à coque.
Prudence en cas de régime contrôlé en énergie, car la densité calorique est élevée.
Aucune interaction médicamenteuse spécifique solide n’est retenue pour les noix consommées comme aliment. Une surveillance clinique habituelle reste prudente chez les patients fragiles, polymédiqués ou sous anticoagulants/antiagrégants en cas de modification alimentaire importante.
Vision personnelle
Le noyer est un arbre très riche, peut-être même trop riche si l’on cherche à tout faire entrer dans une seule monographie. On voit bien, à travers le nombre d’études qui lui sont consacrées, qu’il suscite un intérêt important : feuilles, brou, noix, extraits, polyphénols, juglone, inflammation, cicatrisation, métabolisme, microbiologie expérimentale. Mais comme souvent, beaucoup de recherches ne signifient pas encore beaucoup d’applications concrètes validées.
En phytothérapie, la feuille garde une place plus modeste, mais réelle. Son usage externe dans les affections cutanées inflammatoires mineures et l’hyperhidrose rejoint finalement assez bien ce que la tradition avait déjà pressenti, notamment chez Cazin et Leclerc : une plante de terrain cutané, astringente, intéressante pour les lavages, les compresses et les applications locales. Les données modernes sur l’activité anti-inflammatoire, antimicrobienne ou cicatrisante donnent de la cohérence à cet usage, mais elles restent souvent précliniques. Il faut donc rester prudent et ne pas transformer un potentiel expérimental en indication thérapeutique large.
Le brou et les extraits ouvrent aussi des perspectives, mais là encore, on est surtout dans le champ de la recherche ou d’un usage empirique très encadré. Il peut y avoir un intérêt, peut-être même une place dans certaines pratiques professionnelles prudentes, mais sans faire croire que les validations cliniques sont déjà là.
La noix, en revanche, relève d’un autre registre. On quitte la phytothérapie stricte pour rejoindre la nutrition, mais avec des données beaucoup plus solides. Les études et méta-analyses montrent clairement l’intérêt des noix sur le profil lipidique et certains paramètres cardiométaboliques. Une simple poignée de noix par jour, lorsqu’elle remplace des aliments moins favorables, peut avoir une vraie pertinence dans une stratégie nutritionnelle globale.
C’est finalement ce que le noyer enseigne : il faut distinguer les parties de la plante et leurs usages. La feuille a une place phytothérapeutique externe, simple et bien cadrée. La noix a une place nutritionnelle forte. Le brou et certains extraits appartiennent encore davantage à la recherche. Le noyer est donc un arbre de grand potentiel, mais dont la valeur réelle apparaît surtout lorsqu’on accepte de ne pas tout mélanger.
Reconnaissances officielles
- EMA/HMPC
Monographie communautaire d’usage traditionnel pour Juglans regia L., folium.
Indications retenues : usage externe des feuilles en décoction appliquée sur la peau pour soulager les affections cutanées inflammatoires mineures et réduire l’hyperhidrose des mains et des pieds (EMA/HMPC, 2013).
Aucune indication officielle européenne n’est retenue pour l’usage interne des feuilles.
- Commission E
Usage externe des feuilles dans les inflammations superficielles de la peau et la transpiration excessive, notamment des mains et des pieds.
- ESCOP
Monographie Juglandis folium, Walnut leaf. Usage externe dermatologique, notamment dermatites superficielles et hyperhidrose des mains et des pieds (ESCOP, 2024).
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