
Monographie du bouleau — feuille
Nom scientifique
Betula pendula Roth
Synonyme : Betula verrucosa Ehrh.
Betula pubescens Ehrh.
La drogue médicinale, Betulae folium, peut provenir de Betula pendula, de Betula pubescens ou des hybrides de ces deux espèces. L’ancien nom Betula alba L., aujourd’hui rejeté sur le plan nomenclatural, a été employé historiquement pour désigner certains bouleaux blancs, notamment Betula pubescens (Kew POWO, 2026).
Famille botanique
Betulaceae
Autres noms communs
Betula pendula : bouleau pendant, bouleau verruqueux ; parfois appelé bouleau blanc, une appellation qui peut toutefois désigner plusieurs espèces de bouleaux à écorce claire.
Betula pubescens : bouleau pubescent.
Habitat et répartition
Les bouleaux sont des arbres pionniers et exigeants en lumière. Ils colonisent rapidement les clairières, les coupes forestières, les lisières, les landes, les friches et les sols mis à nu. Les deux espèces possèdent une vaste aire eurosibérienne et sont présentes en Suisse comme en France, des plaines jusqu’à l’étage subalpin.
Betula pendula se rencontre surtout dans les forêts claires, les lisières, les terrains perturbés et les stations sèches à modérément humides. Il tolère des sols relativement pauvres et se développe fréquemment sur des substrats légers, siliceux ou acides, sans être strictement limité à ceux-ci.
Betula pubescens est davantage lié aux milieux frais à très humides. Il pousse notamment dans les tourbières, les marais boisés, les pentes humides, les gorges et certaines forêts montagnardes. Il supporte mieux que le bouleau pendant les sols engorgés, tourbeux et pauvres en nutriments.
Les deux espèces peuvent se rencontrer dans les mêmes zones de transition écologique et s’y hybrider (Info Flora, 2026).
Parties utilisées
La drogue médicinale, Betulae folium, est constituée des feuilles séchées, entières ou fragmentées, de Betula pendula, de Betula pubescens ou des hybrides de ces deux espèces.
Les jeunes feuilles peuvent être privilégiées lors de la récolte, mais ce critère ne fait pas partie de la définition officinale de la drogue. La sève, l’écorce et les bourgeons correspondent à des usages et à des préparations distincts, qui ne doivent pas être confondus avec ceux de la feuille.
Notes botaniques
Les bouleaux sont des arbres caducifoliés à écorce généralement claire. Leurs fleurs mâles et femelles sont portées séparément sur le même arbre, sous forme de chatons. Les chatons mâles sont allongés et pendants ; les chatons femelles, dressés au moment de la floraison, deviennent ensuite pendants. Les fruits sont de petits akènes aplatis munis de deux ailes.
Betula pendula se reconnaît à son écorce blanche et lisse dans la partie supérieure du tronc, devenant sombre et profondément crevassée à la base chez les arbres âgés. Ses branches sont souvent étalées puis retombantes. Les jeunes rameaux sont glabres et portent de petites verrues blanchâtres bien visibles. Les feuilles sont triangulaires à rhomboïdales, doublement dentées et terminées par une pointe nettement acuminée. Les dents principales sont fines et souvent légèrement recourbées.
Betula pubescens possède une écorce généralement plus mate, blanc jaunâtre à brunâtre, qui reste plus longtemps lisse jusque vers la base du tronc. Ses branches sont plutôt étalées ou dressées. Les jeunes rameaux sont plus ou moins velus et ne portent pas les verrues blanchâtres caractéristiques du bouleau pendant. Les feuilles sont plus ovales ou arrondies, avec une face inférieure souvent poilue à l’aisselle des nervures. Leurs dents principales ne se prolongent pas par une pointe fine recourbée.
Les fruits fournissent un critère supplémentaire : leurs ailes sont nettement plus larges que l’akène chez Betula pendula, mais seulement une à une fois et demie plus larges chez Betula pubescens.
Les deux espèces peuvent s’hybrider dans les zones où leurs milieux se rencontrent. Les individus intermédiaires doivent donc être identifiés à partir de plusieurs caractères concordants — port des rameaux, présence de verrues, pilosité, forme des feuilles, écorce et fruits — et non sur un seul caractère.
Histoire et traditions
Le bouleau occupe une place importante dans les cultures d’Europe septentrionale et orientale, où sa blancheur, sa capacité à recoloniser rapidement les terrains dénudés et le retour précoce de sa sève au printemps en ont fait un symbole de renouveau, de purification et de vitalité.
Les usages historiques concernent plusieurs parties de l’arbre. La sève, recueillie au printemps en incisant le tronc, fut notamment consommée comme boisson saisonnière et utilisée dans les traditions européennes pour accompagner les troubles urinaires. Au XVIe siècle, Matthiole lui attribuait la capacité de favoriser l’élimination des calculs des reins et de la vessie, une formulation caractéristique de la médecine de son époque.
Les feuilles furent quant à elles employées comme remède diurétique et intégrées aux cures dites dépuratives ou néphrétiques. La médecine populaire européenne les a également utilisées dans les douleurs rhumatismales, la goutte, certains œdèmes et diverses affections cutanées. Ces usages historiques expliquent les anciennes appellations d’« arbre néphrétique » ou d’« arbre du rein d’Europe », sans constituer pour autant des indications cliniques démontrées.
L’usage traditionnel officiellement retenu aujourd’hui pour la feuille de bouleau concerne l’augmentation de la diurèse afin de favoriser le rinçage des voies urinaires lors de troubles urinaires mineurs.
Principes actifs connus
Flavonoïdes : les feuilles contiennent principalement des hétérosides de flavonols, généralement à hauteur de 1 à 3,5 %. La Pharmacopée européenne exige une teneur minimale de 1,5 % de flavonoïdes totaux, exprimés en hyperoside. Les principaux constituants identifiés sont l’hyperoside, l’avicularine, la quercitrine, le quercétol-3-O-glucuronide, le myricétol-3-O-galactoside ainsi que d’autres hétérosides du quercétol, du myricétol et du kaempférol. Les deux espèces officinales présentent des profils flavonoïques proches, avec des variations quantitatives selon l’espèce, l’âge des feuilles et les conditions de récolte. Les jeunes feuilles de Betula pendula sont généralement plus riches en flavonoïdes que les feuilles âgées (Carnat et al., 1996 ; EMA/HMPC, 2015b).
Acides phénoliques et autres composés phénoliques : les feuilles renferment notamment les acides chlorogénique et caféique, ainsi que différents dérivés phénoliques, lignanes et diarylheptanoïdes.
Proanthocyanidines et tanins hydrolysables : les feuilles de Betula pendula contiennent des proanthocyanidines polymériques. Les feuilles de Betula pubescens présentent également une fraction particulièrement complexe de tanins hydrolysables, comprenant des gallotannins et des ellagitannins dont les concentrations varient fortement avec la croissance et la maturation de la feuille (Salminen et al., 1999 ; Salminen et al., 2001).
Triterpènes : les feuilles de Betula pendula contiennent des alcools triterpéniques et des esters de triterpènes de type dammarane, notamment des dérivés estérifiés par l’acide malonique. Ces composés sont responsables de l’activité hémolytique autrefois attribuée, à tort, à des saponines foliaires (Rickling et Glombitza, 1993 ; Hilpisch et al., 1997). La bétuline est également rapportée dans la feuille, généralement à des teneurs nettement inférieures à celles rencontrées dans l’écorce.
Constituants minéraux : les feuilles contiennent environ 4 % de matières minérales, comprenant notamment des sels de potassium et de calcium, dont le tartrate de potassium et l’oxalate de calcium. Cette valeur ne correspond pas à une teneur de 4 % en potassium.
Autres constituants : acide ascorbique, jusqu’à environ 0,5 %, glucosides monoterpéniques et une faible proportion d’huile essentielle, de l’ordre de 0,05 à 0,1 %, principalement composée de dérivés sesquiterpéniques.
Propriétés pharmacologiques majeures
Sphère urinaire
- Augmentation de la diurèse (usage traditionnel officiel ; données expérimentales, préparations aqueuses ou hydroalcooliques de feuilles de Betula pendula et/ou de Betula pubescens) : plusieurs travaux précliniques rapportent une augmentation du volume urinaire après administration de préparations de feuilles de bouleau. Les constituants responsables et le mécanisme précis restent imparfaitement établis (EMA/HMPC, 2015b).
- Activité antiadhésive et anti-inflammatoire urinaire (in vitro et étude de métabolisme après consommation humaine, infusion de feuilles de Betula pendula) : l’infusion a réduit l’adhésion de souches uropathogènes d’Escherichia coli à des cellules épithéliales vésicales T24 et modulé la sécrétion d’IL-6 et d’IL-8. Plusieurs métabolites issus des composés phénoliques de l’infusion ont été retrouvés dans les urines après consommation (Popowski et al., 2024).
- Effet sur les infections urinaires basses (essai pilote randomisé en double aveugle contre placebo, tisane de feuilles de bouleau, 15 participants) : une diminution de la présence de micro-organismes urinaires a été observée dans le groupe recevant la tisane. Le très faible effectif constitue la principale limite de cette étude exploratoire (Engesser et al., 1998 ; EMA/HMPC, 2015b).
Sphère métabolique
- Inhibition de la xanthine oxydase (in vitro, extraits de feuilles de Betula pendula) : un extrait au dichlorométhane-méthanol a inhibé la xanthine oxydase avec une IC₅₀ de 25,9 µg/ml, tandis qu’un extrait éthanolique à 80 % présentait une IC₅₀ de 39,4 µg/ml (Havlik et al., 2010).
Sphère inflammatoire et immunitaire
- Activité immunomodulatrice sur les lymphocytes T (in vitro, lymphocytes humains primaires, préparation aqueuse injectable de feuilles de Betula pendula, 10 à 160 µg/ml) : l’extrait a inhibé de manière dose-dépendante la croissance et la division des lymphocytes T CD4+ et CD8+ activés, sans affecter les lymphocytes au repos. L’effet associait une induction de l’apoptose et un arrêt du cycle cellulaire (Gründemann et al., 2011).
Sphère digestive
- Activité gastroprotectrice (modèle animal, extrait méthanolique de feuilles de Betula pendula, 100, 200 et 400 mg/kg par voie orale) : administré avant l’exposition à l’éthanol, l’extrait a réduit les lésions de la muqueuse gastrique, limité l’augmentation du malondialdéhyde et préservé les groupements sulfhydryles du tissu gastrique. L’extrait contenait notamment des hétérosides du myricétol, du quercétol et du kaempférol (Germanò et al., 2013).
Sphère neurologique
- Activité neuroprotectrice et anti-inflammatoire cérébrale (modèle animal, extrait hydroalcoolique à 50 % de feuilles fraîches de Betula pendula, 200 mg/kg par voie orale pendant 14 jours) : chez des rats ayant reçu une injection intracérébroventriculaire du peptide amyloïde Aβ₁₋₄₂, l’extrait a réduit plusieurs marqueurs hippocampiques de peroxydation lipidique et de neuro-inflammation, modulé la voie NF-κB et amélioré les performances au test d’alternance spontanée. L’étude comprenait sept animaux par groupe (Sevastre-Berghian et al., 2023).
Sphère oncologique expérimentale
- Potentiel antiprolifératif et pro-apoptotique (in vitro et modèles animaux ; données concernant principalement l’écorce de Betula pendula et les triterpènes isolés bétuline et acide bétulinique, et non spécifiquement la feuille officinale) : des extraits d’écorce enrichis en bétuline ont inhibé la prolifération de plusieurs lignées tumorales humaines, notamment A431, A2780, HeLa et MCF7. La bétuline et l’acide bétulinique ont également montré des activités cytotoxiques, pro-apoptotiques et antiangiogéniques dans différents modèles expérimentaux (Pisha et al., 1995 ; Dehelean et al., 2012 ; Rastogi et al., 2015).
Activité antioxydante
- Activité antioxydante (in vitro et modèle animal, extrait sec de feuilles de Betula pendula) : l’extrait a présenté une activité de piégeage des radicaux dans les tests DPPH et ABTS. Chez le rat, une augmentation du potentiel antioxydant plasmatique a principalement été observée après une administration aiguë, les effets étant moins marqués lors de l’administration répétée (Penkov et al., 2018).
Indications médicinales retenues
- Troubles urinaires mineurs : augmentation de la diurèse afin de favoriser le rinçage des voies urinaires (usage traditionnel officiel ; EMA/HMPC, 2015a).
- Inflammation des voies urinaires et présence de dépôts cristallins urinaires : utilisation dans le cadre d’une thérapie d’irrigation urinaire (ESCOP, 2015 ; Commission E, 1986).
- Infections bactériennes des voies urinaires : emploi comme traitement d’appoint, associé à une hydratation suffisante et à une prise en charge adaptée au contexte clinique (ESCOP, 2015 ; Commission E, 1986).
- Troubles rhumatismaux : traitement d’appoint traditionnel reconnu par la Commission E (Commission E, 1986).
Indications exploratoires ou émergentes
- Sphère métabolique : piste expérimentale autour de l’inhibition de la formation de l’acide urique (Havlik et al., 2010).
- Sphère inflammatoire et immunitaire : piste in vitro de modulation des lymphocytes T activés (Gründemann et al., 2011).
- Sphère digestive : piste préclinique gastroprotectrice avec un extrait méthanolique de feuilles (Germanò et al., 2013).
- Sphère neurologique : piste préclinique neuroprotectrice et anti-inflammatoire cérébrale dans un modèle lié au peptide amyloïde Aβ₁₋₄₂ (Sevastre-Berghian et al., 2023).
- Sphère oncologique : potentiel expérimental principalement documenté pour l’écorce et les triterpènes isolés, notamment la bétuline et l’acide bétulinique, et non pour la feuille officinale (Rastogi et al., 2015).
Formes galéniques et posologies
- Infusion : 2 à 3 g de feuilles séchées fragmentées dans environ 150 ml d’eau bouillante, jusqu’à 4 fois par jour, soit une dose maximale de 12 g de feuilles par jour.
- Poudre de feuilles : 650 mg par prise, 2 fois par jour, soit 1,3 g par jour.
- Extrait sec aqueux : DER 3–8:1, solvant d’extraction eau ; 0,25 à 1 g par prise, 4 fois par jour, soit au maximum 4 g d’extrait par jour.
- Extrait liquide aqueux de feuilles fraîches : DER 1:2–2,4, solvant d’extraction eau ; 15 ml par prise, 2 à 3 fois par jour.
- Extrait liquide de feuilles fraîches stabilisées par des vapeurs d’éthanol à 96 % : DER 1:1, préparation contenant 50 à 60 % d’éthanol ; 2,5 ml par prise, 3 fois par jour, soit 7,5 ml par jour.
Ces préparations sont destinées à l’adulte et à l’adolescent de plus de 12 ans. La durée traditionnelle d’utilisation est de 2 à 4 semaines. Un apport hydrique suffisant est nécessaire afin de permettre l’effet de rinçage des voies urinaires (EMA/HMPC, 2015a).
Sécurité et précautions d’usage
Tolérance
La feuille de bouleau est généralement bien tolérée aux doses recommandées. Un apport hydrique suffisant est nécessaire pendant son utilisation afin de permettre l’effet de rinçage des voies urinaires.
Contre-indications
Hypersensibilité à la feuille de bouleau ou au pollen de bouleau.
Situations dans lesquelles une réduction des apports hydriques est recommandée, notamment certaines affections cardiaques ou rénales sévères.
Grossesse et allaitement
La sécurité d’utilisation pendant la grossesse et l’allaitement n’est pas établie. En l’absence de données suffisantes, son utilisation n’est pas recommandée.
Enfants
L’utilisation n’est pas recommandée chez l’enfant de moins de 12 ans, faute de données suffisantes.
Effets indésirables
Des troubles digestifs — nausées, vomissements ou diarrhées — ainsi que des réactions allergiques — prurit, éruption cutanée ou rhinite allergique — ont été rapportés. Leur fréquence n’est pas connue.
Interactions
Aucune interaction médicamenteuse n’est rapportée.
Surveillance et conduite à tenir
Un avis médical est nécessaire si les symptômes s’aggravent pendant l’utilisation ou en cas d’apparition de fièvre, de difficultés ou de douleurs à la miction, de spasmes urinaires ou de sang dans les urines.
Si les symptômes persistent pendant l’utilisation, la situation doit être réévaluée. La durée traditionnelle d’utilisation est de 2 à 4 semaines (EMA/HMPC, 2015a).
Cueillette écoresponsable
Betula pendula et Betula pubescens sont considérés comme non menacés à l’échelle nationale en Suisse et en France. Le bouleau pubescent est toutefois potentiellement menacé sur le Plateau suisse et pousse fréquemment dans des tourbières, des marais boisés et d’autres milieux humides sensibles. Dans ces habitats, mieux vaut renoncer à la récolte et privilégier le bouleau pendant, un arbre cultivé ou une filière contrôlée (Info Flora, 2026).
Récolter les feuilles au printemps ou au début de l’été, lorsqu’elles sont jeunes mais déjà déployées, par temps sec et après la disparition de la rosée. Prélever seulement quelques feuilles saines sur plusieurs arbres, en les détachant à la main ou avec des ciseaux propres. Ne pas casser les jeunes rameaux et ne pas dépouiller une branche de son feuillage.
Éviter les arbres situés au bord des routes, à proximité de cultures traitées, de décharges, de remblais ou de sites industriels. Vérifier la réglementation locale, l’éventuelle protection du site et obtenir l’autorisation du propriétaire lorsque l’arbre ne se trouve pas sur un terrain personnel.
Étaler les feuilles en couche mince dans un endroit sec, aéré et à l’abri de la lumière directe. Les retourner régulièrement jusqu’à ce qu’elles deviennent cassantes, puis les conserver entières ou légèrement fragmentées dans un contenant sec et protégé de la lumière.
La récolte de la sève ne relève pas de cette monographie consacrée à la feuille. Elle nécessite un perçage du tronc et ne doit pas être pratiquée sans connaissance précise de l’arbre, de la technique et de ses conséquences.
Vision personnelle
Le bouleau est un arbre auquel on a beaucoup demandé. Sa sève, ses feuilles, ses bourgeons et son écorce ont tour à tour été présentés comme des remèdes capables de purifier, de régénérer ou de réparer presque tous les déséquilibres. Pourtant, ce ne sont pas les plantes qui trompent, mais les promesses qu’on leur fait tenir.
Je préfère le considérer pour ce qu’il offre réellement. Sa feuille accompagne simplement le mouvement de l’eau et l’élimination urinaire. C’est déjà beaucoup. Au printemps, son feuillage tendre, lumineux et presque transparent rappelle cette fonction sans qu’il soit nécessaire de lui prêter des miracles. Le bouleau mérite sa place dans notre pharmacopée pour cette action modeste, fidèle et profondément liée à son identité.
Reconnaissances officielles
EMA/HMPC
La monographie européenne porte sur les feuilles de Betula pendula, de Betula pubescens ou des hybrides de ces deux espèces. L’EMA reconnaît leur usage traditionnel pour augmenter la diurèse afin de favoriser le rinçage des voies urinaires lors de troubles urinaires mineurs. La monographie a été adoptée le 24 novembre 2014 et publiée en 2015 (EMA/HMPC, 2015a).
ESCOP
L’ESCOP recommande la feuille de bouleau pour l’irrigation des voies urinaires, notamment en cas d’inflammation ou de gravelle rénale, ainsi que comme traitement adjuvant des infections bactériennes des voies urinaires (ESCOP, 2015).
Commission E
La Commission E reconnaît la feuille de bouleau pour la thérapie d’irrigation lors d’affections bactériennes et inflammatoires des voies urinaires et en présence de gravelle rénale, ainsi que comme traitement d’appoint des troubles rhumatismaux. La monographie a été publiée au Bundesanzeiger le 13 mars 1986 (Commission E, 1986).
Bibliographie scientifique
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