
Monographie de la Callune
Nom scientifique
Calluna vulgaris (L.) Hull
Famille botanique
Ericaceae
Autres noms communs
Callune commune, bruyère commune, bruyère callune, fausse bruyère, brande, béruée.
Habitat et répartition
La callune est un sous-arbrisseau caractéristique des sols acides, siliceux, pauvres et bien drainés. Elle se rencontre dans les landes, les tourbières, les pinèdes claires, les lisières forestières, les pâturages maigres et certains milieux subalpins. Très répandue en Europe, elle est également présente jusqu’en Sibérie occidentale, en Asie tempérée et au nord du Maroc. En Suisse et en France, elle reste surtout liée aux terrains acides, des étages collinéens jusqu’aux zones montagnardes et subalpines.
Parties utilisées
Sommités fleuries, traditionnellement désignées sous le nom de Callunae herba, récoltées au début ou en pleine floraison, généralement d’août à octobre selon les régions, l’altitude et l’année.
Notes botaniques
Bien que souvent appelée « bruyère », la callune n’appartient pas au genre Erica. Elle constitue le genre Calluna, monospécifique dans les flores usuelles, avec Calluna vulgaris comme espèce de référence.
Sur le terrain, elle se distingue des bruyères du genre Erica par ses très petites feuilles persistantes, opposées, sessiles, appliquées contre les rameaux et imbriquées sur quatre rangs. Les fleurs sont tétramères, regroupées en grappes denses, souvent rosées à violacées. Un caractère utile est la présence de sépales pétaloïdes plus longs que la corolle, donnant à la fleur son aspect caractéristique.
Les bruyères du genre Erica présentent plutôt des feuilles étroites, aciculaires, disposées en verticilles, et des fleurs dont la corolle est généralement plus développée que le calice. Cette distinction est importante en botanique comme en phytothérapie : le nom commun « bruyère » peut désigner plusieurs Éricacées, alors que la drogue médicinale ici considérée correspond à la callune, Calluna vulgaris.
Histoire et traditions
La callune appartient à ces plantes de landes longtemps rassemblées, dans les usages populaires et médicinaux, sous le nom général de « bruyère ». Cette imprécision explique une partie des difficultés historiques : selon les auteurs, les régions et les flores, le terme pouvait désigner Calluna vulgaris ou certaines bruyères du genre Erica.
Dans la tradition européenne, la bruyère est surtout une plante des voies urinaires. Elle a été employée en infusion ou en décoction pour favoriser l’élimination rénale, accompagner la gravelle, les urines troubles, les cystites simples et certains terrains rhumatismaux ou goutteux. Cazin la cite dans la cystite, la gravelle et l’albuminurie, en la rapprochant de la busserole, dont elle constituait parfois un substitut local lorsque celle-ci n’était pas disponible.
Leclerc lui redonne une place importante au début du XXe siècle. Dans son Précis de phytothérapie, il reste réservé sur l’ancien pouvoir lithontriptique attribué à la bruyère, mais reconnaît son action diurétique et antiputride urinaire. Il rapporte l’avoir prescrite pendant son séjour aux armées chez des malades atteints de cystite avec pyurie, avec amélioration de l’aspect, de l’odeur et du volume des urines, ainsi qu’une sédation du ténesme vésical. Il la considérait particulièrement utile dans les cystites des prostatiques.
La callune fut aussi une plante du quotidien dans les régions de landes acides : elle servait à confectionner des balais, des litières, parfois des toitures ou d’autres usages domestiques liés à son abondance locale. Son histoire médicinale reste donc celle d’une plante commune, modeste, associée à l’eau, aux terrains pauvres et aux pratiques populaires d’élimination.
Principes actifs connus
- Flavonoïdes : la callune contient plusieurs flavonoïdes dérivés notamment de la quercétine, du kaempférol, de la myricétine, de l’apigénine et de l’isorhamnétine. Parmi les composés identifiés figurent la rutine, l’hypéroside, l’isoquercitrine, le quercétine-3-O-glucoside et différents glycosides de myricétine ou d’isorhamnétine. Cette fraction participe surtout au profil antioxydant, anti-inflammatoire et protecteur cellulaire de la plante (Cucu et al., 2022 ; Starchenko et al., 2020).
- Acides phénoliques et hydroxycinnamiques : l’acide chlorogénique, l’acide caféique, l’acide férulique, l’acide p-coumarique, l’acide gallique et des dérivés caféoylquiniques sont rapportés dans les parties aériennes. Leur concentration varie selon les organes végétaux, les stades de développement et les conditions de culture ou de récolte (Chepel et al., 2020 ; Dróżdż et al., 2016 ; Varga et al., 2021).
- Tanins et proanthocyanidines : la plante renferme des catéchines, gallocatéchines, leucocyanidines et procyanidines oligomériques. Cette fraction explique en partie le caractère astringent de la drogue végétale et peut soutenir ses usages traditionnels sur les muqueuses, notamment urinaires (Chepel et al., 2020 ; Cucu et al., 2022).
- Dérivés hydroquinoniques : l’arbutoside et la méthylarbutine sont décrits dans la callune. L’arbutoside peut dominer cette fraction dans certains extraits aqueux ou hydroéthanoliques, ce qui soutient le tropisme urinaire traditionnel de la plante. Cette présence ne permet toutefois pas d’assimiler la callune à la busserole, dont la teneur, la standardisation et les repères d’usage sont spécifiques (Starchenko et al., 2020).
- Triterpènes : la callune contient des triterpènes pentacycliques, dont les acides ursolique, oléanolique et bétulinique, ainsi que différents alcools triterpéniques. Les cires cuticulaires des fleurs et des feuilles présentent également un profil triterpénique spécifique, avec des variations selon l’organe étudié (Szakiel et al., 2013 ; Cucu et al., 2022).
- Autres constituants : des phytostérols, anthocyanes, tocophérols, acides organiques, sucres simples, polysaccharides et traces de composés volatils complètent le profil phytochimique de la plante. Ces fractions restent secondaires dans la compréhension galénique et thérapeutique de la callune, mais participent à la richesse globale de son profil biochimique (Cucu et al., 2022).
Propriétés pharmacologiques majeures
Sphère urinaire
- Diurétique et irrigation urinaire (usage traditionnel, sommités fleuries) : la callune est traditionnellement utilisée comme plante d’élimination urinaire, en infusion, dans les troubles urinaires simples, les urines troubles, la gravelle et les terrains de congestion rénale légère.
- Activité antibactérienne urinaire (in vitro, extrait aqueux) : l’extrait aqueux de Calluna vulgaris montre une activité contre plusieurs pathogènes urinaires, notamment Escherichia coli, Enterococcus faecalis et Proteus vulgaris, avec des concentrations minimales inhibitrices variables selon les souches testées, de 2,5 à 20 mg/mL (Vučić et al., 2014).
- Activité antimicrobienne générale (in vitro, extraits aqueux et organiques) : des extraits de callune montrent aussi une activité contre plusieurs pathogènes humains, dont Staphylococcus aureus, MRSA, Escherichia coli, E. coli ESBL et Klebsiella pneumoniae ESBL, avec une efficacité variable selon le solvant d’extraction et le profil polyphénolique obtenu (Varga et al., 2021).
Sphère uro-génitale
- Activité sur bactéries vaginales pathogènes (in vitro, inflorescences) : les extraits d’inflorescences de Calluna vulgaris montrent une inhibition de Gardnerella vaginalis et Neisseria gonorrhoeae, avec une activité plus faible sur les lactobacilles testés, suggérant une sélectivité intéressante vis-à-vis de certaines bactéries associées aux déséquilibres du microbiote vaginal (Mandim et al., 2018).
- Effet des fractions phénoliques d’inflorescences (in vitro, fractions acétoniques) : les fractions acétoniques d’inflorescences, caractérisées par leur profil phénolique, confirment l’intérêt expérimental de la callune sur des bactéries vaginales pathogènes et non pathogènes, avec une activité dépendante de la composition des fractions testées (Mandim et al., 2019).
Sphère antioxydante et anti-inflammatoire
- Activité antioxydante (in vitro, parties aériennes, fleurs, feuilles et racines) : les extraits de callune présentent une activité antiradicalaire en lien avec leur richesse en phénols, flavonoïdes, tanins, acides hydroxycinnamiques et proanthocyanidines. Cette activité est retrouvée dans plusieurs études portant sur les extraits de callune, son flavonoïde majeur, les plantes sauvages ou cultivées, et différentes parties végétales selon les stades de développement (Deliorman-Orhan et al., 2009 ; Dróżdż et al., 2016 ; Chepel et al., 2020).
- Variabilité phytochimique selon l’organe et le stade de récolte (in vitro, feuilles, tiges, racines, rhizomes, fleurs, graines) : la teneur en phénols, tanins, flavonoïdes, acides hydroxycinnamiques et proanthocyanidines varie selon la partie de plante et le stade de développement. Cette donnée éclaire surtout la qualité de la drogue végétale, le stade de récolte et la variabilité pharmacologique des extraits (Chepel et al., 2020).
- Activité anti-inflammatoire et antalgique (préclinique, parties aériennes) : l’extrait éthanolique de parties aériennes de Calluna vulgaris, sa fraction acétate d’éthyle et le kaempférol-3-O-β-D-galactoside isolé de cette fraction montrent des effets anti-inflammatoires et antinociceptifs dans des modèles expérimentaux chez la souris (Orhan et al., 2007).
Sphère métabolique et articulaire
- Effet hypouricémiant et uricosurique (préclinique, extrait éthanolique) : dans un modèle d’hyperuricémie induite chez le rat, l’extrait éthanolique de Calluna vulgaris réduit l’uricémie de manière dose-dépendante et augmente l’excrétion urinaire de l’acide urique (Vostinaru et al., 2018).
- Effet anti-inflammatoire et antalgique articulaire (préclinique, extrait éthanolique) : le même extrait montre une activité anti-inflammatoire et analgésique dans des modèles expérimentaux, soutenant l’usage traditionnel de la callune dans les terrains goutteux et rhumatismaux (Vostinaru et al., 2018).
Sphère nerveuse
- Effets anxiolytiques et thymorégulateurs expérimentaux (préclinique, extrait hydroéthanolique de l’herbe) : l’extrait hydroéthanolique à 70 % de Calluna vulgaris modifie l’activité exploratoire et réduit l’immobilité dans des tests comportementaux chez l’animal, avec des effets interprétés comme anxiolytiques, anti-stress et de type antidépresseur (Starchenko et al., 2020).
- Inhibition de la MAO-A par la quercétine issue de la callune (in vitro, composé isolé) : la quercétine isolée de Calluna vulgaris montre une activité inhibitrice de la monoamine oxydase A, mécanisme pouvant participer aux pistes neurotropes expérimentales de la plante, sans constituer une indication clinique autonome (Saaby et al., 2009).
Sphère cutanée
- Photoprotection expérimentale in vivo (animal, extrait de callune) : chez la souris SKH-1 sans poils exposée aux UV-B, un extrait de Calluna vulgaris réduit certains marqueurs de stress oxydatif, d’inflammation et de dommages cutanés induits par les rayonnements ultraviolets (Olteanu et al., 2012).
- Protection cellulaire contre les UV-B (in vitro, cellules endothéliales) : sur cellules endothéliales exposées aux UV-B, l’extrait de callune limite la peroxydation lipidique, soutient l’activité antioxydante cellulaire et contribue à préserver l’intégrité des cellules étudiées (Olteanu et al., 2014).
- Modulation du stress oxydatif et de l’apoptose cutanée (in vitro, cellules HaCaT) : sur kératinocytes HaCaT exposés aux UV-B, l’extrait de callune réduit la production d’espèces réactives de l’oxygène et module l’apoptose induite par le stress oxydatif (Virág et al., 2015).
Sphère antivirale expérimentale
- Activité anti-VHC (in vitro, extraits au fluide supercritique) : des extraits de callune obtenus par extraction au fluide supercritique ont été évalués in vitro contre le virus de l’hépatite C. Cette donnée reste strictement pharmacologique et ne constitue pas une indication thérapeutique (García-Risco et al., 2015).
Indications médicinales retenues
- Troubles urinaires simples : soutien traditionnel dans les inconforts urinaires légers, les urines troubles et les cystites simples débutantes, en accompagnement des mesures d’hydratation et d’irrigation urinaire.
- Irrigation des voies urinaires : usage traditionnel comme plante diurétique douce, utile lorsque l’objectif est d’augmenter le volume urinaire et de favoriser l’élimination.
- Gravelle et terrain lithiasique léger : usage traditionnel dans les terrains de dépôts urinaires, en soutien d’une hydratation suffisante et d’une prise en charge adaptée du terrain.
- Terrain goutteux ou hyperuricémique léger : usage traditionnel et préclinique comme plante d’élimination, avec intérêt possible dans les terrains associant surcharge urique, douleurs articulaires légères et besoin de drainage urinaire.
- Douleurs rhumatismales légères sur terrain d’élimination : usage traditionnel comme plante d’accompagnement dans les terrains rhumatismaux légers, surtout lorsqu’ils s’inscrivent dans une logique de drainage urinaire et métabolique.
Indications exploratoires ou émergentes
- Sphère uro-génitale : piste expérimentale in vitro sur certains déséquilibres du microbiote vaginal, non retenue comme indication clinique (Mandim et al., 2018 ; Mandim et al., 2019).
- Sphère cutanée : piste photoprotectrice expérimentale, intéressante pour la recherche mais non retenue comme usage dermatologique familial (Olteanu et al., 2012 ; Olteanu et al., 2014 ; Virág et al., 2015).
- Sphère nerveuse : piste préclinique anxiolytique et thymorégulatrice, non retenue comme indication dans l’anxiété ou les troubles de l’humeur (Saaby et al., 2009 ; Starchenko et al., 2020).
- Sphère antivirale : piste strictement in vitro, très périphérique, non retenue comme indication thérapeutique (García-Risco et al., 2015).
- Qualité phytochimique : données utiles sur la variabilité des polyphénols et triterpènes selon l’origine, l’organe végétal et le stade de récolte, à considérer comme repères de qualité plutôt que comme indication (Chepel et al., 2020 ; Dróżdż et al., 2016 ; Szakiel et al., 2013).
Formes galéniques et posologies
- Infusion de sommités fleuries sèches : 1,5 g de drogue fragmentée pour 150 ml d’eau bouillante. Laisser infuser 10 à 15 minutes, filtrer. Boire 3 tasses par jour, soit environ 4,5 g de plante sèche par jour.
- Infusion d’irrigation urinaire traditionnelle : 20 g de sommités fleuries sèches pour 1 litre d’eau bouillante. Laisser infuser 10 à 15 minutes, filtrer. Boire 500 ml dans la journée, en plusieurs prises, soit environ 10 g de plante sèche par jour. Cette forme plus concentrée relève de l’usage traditionnel court dans les inconforts urinaires simples.
- Poudre de plante : 1 g, 3 fois par jour, soit 3 g/jour, lorsque cette forme est utilisée.
- Durée d’utilisation : usage court, généralement quelques jours. En cas de symptômes persistants, récidivants ou associés à fièvre, douleurs lombaires, sang dans les urines ou altération de l’état général, une évaluation médicale est nécessaire.
Sécurité et précautions d’usage
Tolérance
La callune est généralement bien tolérée aux doses traditionnelles d’infusion. Les données précliniques disponibles sur des extraits aqueux et hydroéthanoliques indiquent une faible toxicité aiguë, sans mortalité observée à forte dose dans le modèle animal étudié par Starchenko et al. (2020).
Grossesse et allaitement
Usage déconseillé par manque de données suffisantes.
Enfants
Usage déconseillé sans avis professionnel, surtout en cas de plainte urinaire.
Effets indésirables
Rares aux doses usuelles. De légers troubles digestifs peuvent survenir chez les personnes sensibles ou en cas de préparation trop concentrée.
Interactions
Aucune interaction médicamenteuse spécifique n’est documentée pour la callune.
Prudences d’emploi
Éviter les usages prolongés ou répétés sans indication claire. La callune contient des dérivés hydroquinoniques, dont l’arbutoside et la méthylarbutine, décrits notamment dans les extraits étudiés par Starchenko et al. (2020), mais elle ne doit pas être assimilée à la busserole, dont les repères d’usage, de teneur et de sécurité sont spécifiques.
Prudence en cas de maladie rénale connue ou de traitement diurétique.
Surveillance et conduite à tenir
En cas de fièvre, douleurs lombaires, sang dans les urines, symptômes urinaires chez l’homme, la femme enceinte ou l’enfant, ou persistance des symptômes au-delà de 48 heures, une évaluation médicale est nécessaire.
Cueillette écoresponsable
La callune se récolte au début ou en pleine floraison, lorsque les sommités sont bien fleuries mais encore fraîches. Selon les régions et l’altitude, la période s’étend généralement de la fin de l’été au début de l’automne.
Prélever uniquement les sommités fleuries, aux ciseaux ou au sécateur, sans arracher la plante ni dégrader la souche ligneuse. La callune forme parfois de vastes tapis, mais les landes et tourbières restent des milieux sensibles : il convient de récolter par petites touches, sur plusieurs pieds, en laissant la majorité des fleurs disponibles pour les insectes pollinisateurs et pour la régénération naturelle.
Éviter les bords de route, les zones traitées, les terrains pollués, les abords de cultures intensives, les lieux fortement piétinés ou souillés par les animaux. Dans les tourbières, réserves naturelles, zones protégées ou milieux remarquables, la cueillette doit être évitée ou soumise à la réglementation locale.
Faire sécher les sommités fleuries en couche mince, dans un endroit sec, ventilé et à l’abri de la lumière directe. Conserver ensuite dans un sachet papier épais ou un bocal bien fermé, à l’abri de l’humidité. Renouveler la récolte chaque année pour garder une bonne qualité aromatique et phénolique.
Vision personnelle
La callune est une plante de terrains pauvres, mais elle n’a rien d’une plante pauvre. Elle pousse là où le sol est acide, maigre, parfois sec, parfois détrempé, dans ces landes où peu d’espèces acceptent durablement de vivre. Cette sobriété dit déjà quelque chose de son usage : une plante simple, d’élimination, de lenteur, plus proche de la tisane de terrain que du remède spectaculaire.
Je la vois surtout comme une plante des voies urinaires ordinaires, des inconforts légers, des terrains où l’on cherche à remettre de l’eau, du mouvement et de l’élimination. Elle n’a pas la puissance ni la précision de la busserole, et c’est justement ce qui la rend intéressante dans une phytothérapie familiale : elle accompagne plus qu’elle ne force.
La callune rappelle aussi que les landes ne sont pas des espaces vides. Elles abritent des plantes résistantes, des insectes, des oiseaux, une vie discrète mais dense. La cueillir demande donc de la mesure. Quelques sommités fleuries suffisent pour retrouver cette vieille plante des tisanes urinaires, sans appauvrir le lieu qui l’a fait pousser.
Reconnaissances officielles
Aucune monographie EMA/HMPC spécifique à Calluna vulgaris n’a été identifiée. La callune ne dispose donc pas, à ce jour, d’une reconnaissance européenne harmonisée comparable à celle de plantes urinaires comme la busserole ou certaines drogues diurétiques.
Aucune monographie ESCOP spécifique à la callune n’a été identifiée.
La Commission E mentionne la drogue « Heather herb and flower », correspondant aux feuilles, fleurs et sommités de Calluna vulgaris, mais dans les monographies non approuvées. Cette position ne nie pas l’usage traditionnel de la plante, mais confirme l’absence de validation officielle suffisante pour des indications thérapeutiques fortes.
La callune doit donc être présentée comme une plante d’usage traditionnel, principalement urinaire, soutenue par des données pharmacologiques expérimentales récentes, mais sans reconnaissance réglementaire européenne majeure.
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